L'avis de ProDiPresse

 06/11/2020

Ce vendredi 6 novembre, Yannik Bellefroid était interviewé sur Vivacité en sa qualité de président de l’Union Professionnelle des Associations de Paris. Il se demandait pourquoi les bornes de paris sportifs avaient été reconnues comme produit non essentiel et avaient dû être débranchées dans les librairies-presse alors que l’intégralité des jeux de la Loterie Nationale reste accessible.

Prodipresse, en tant qu’organisation professionnelle des libraires-presse indépendants francophones de Belgique, partage l’incompréhension de Yannik Bellefroid face aux décisions « deux poids deux mesures » de l’État et même de manière générale ces derniers temps.

Il est évident qu’il n’appartient pas à Prodipresse de se prononcer sur les produits qui sont catégorisés comme essentiels ou non, ce n’est pas notre rôle.

Cependant, nous sommes en droit de nous poser des questions sur les choix politiques actuels à deux vitesses. Aujourd’hui, ce sont les paris sportifs qui sont momentanément à l’arrêt, mais qui nous dit que, demain, l’État ne va pas nous interdire de vendre les produits de la Loterie Nationale pour ne pas faire concurrence aux paris sportifs ? Puis d’arrêter de vendre du tabac parce que les marchands de tabac ont dû fermer… À ce rythme-là, il ne nous restera plus que la presse dont la vente sera autorisée, situation invivable qui mènera à la fermeture de toutes les librairies-presse et plus personne ne pourra rien vendre sans faire une concurrence déloyale à un autre secteur.

Tout ce que nous demandons, c’est uniquement de la cohérence pour les décisions futures.