Prodipresse vous informe

 30/04/2020

Suite au travail mené par Prodipresse, les libraires/presse peuvent désormais bénéficier de plusieurs indemnités en cette période de crise, qu'ils soient restés ouverts ou non.

 

Au niveau des aides fédérales

À la suite des négociations avec le Ministre des Indépendants, Monsieur Denis Ducarme, vous avez accès :

  • Au droit passerelle pour le mois de mars suite à la fermeture du samedi 14/03 et même si vous êtes resté(e) ouvert(e) le reste du mois. Vous ne devez donc pas démontrer une interruption d’au moins 7 jours ;
  • Au droit passerelle pour mois d’avril, uniquement si vous avez interrompu votre activité durant au moins 7 jours consécutifs.
  • Au droit passerelle pour le mois de mai aux mêmes conditions que pour le mois d'avril (les détails de cette décision de prolongation sont à trouver via ce lien). 

La demande pour en bénéficier s’effectue auprès de votre caisse d’assurances sociales.

 

Au niveau des aides régionales

Si vous fait le choix de fermer votre commerce durant cette crise due au corona virus, vous avez droit à :

  • Une prime unique de 4.000 euros si vous vous situez en Région de Bruxelles-Capitale avec le formulaire en ligne sur ce lien (cliquez ici) ;
  • Une prime unique de 5.000 euros si vous vous situez en Région wallonne avec le formulaire en ligne sur ce lien (cliquez ici).

 

Nous avons également obtenu une indemnité supplémentaire de 2.500 euros si votre commerce est situé en Région wallonne, est resté ouvert et que vous avez subi une perte de chiffre d’affaires.
 
Concrètement, si vous avez obtenu le droit passerelle au mois de mars ou au mois d'avril et que vous pouvez prouver une diminution substantielle de votre activité, vous pouvez bénéficier de cette indemnité.

Vous trouverez les procédures pour obtenir ces nouvelles aides en cliquant ici.

Prodipresse vous informe

 27/03/2020

Suite aux négociations menées avec le ministre des Indépendants Denis Ducarme, Prodipresse souhaite informer le réseau que l’aide fédérale du droit passerelle est automatiquement acquise en mars pour les libraires, que vous restiez ouvert ou non. Voici le texte en question :

Pour les libraires : 

  • Les limitations imposées aux libraires par l’arrêté du 13 mars (applicable du 14 au 17 mars) impliquent qu’ils peuvent bénéficier automatiquement du droit passerelle du mois de mars, c’est-à-dire sans devoir démontrer une interruption d’au moins 7 jours.  
  • Pour le droit passerelle du mois d’avril, plus aucune limitation n’est désormais imposée aux libraires par l’arrêté ministériel en vigueur. Cette prestation du mois d’avril n’est donc payable pour eux que s’ils s’interrompent volontairement au moins 7 jours. Si de nouvelles limitations devaient être décidées vis-à-vis des libraires d’ici la fin avril, ceux-ci retomberaient bien entendu dans le cadre d’un droit automatique pour le mois d’avril.

Suivant la situation en avril, Prodipresse informera le réseau des actions que nous entreprendrons.

Continuons à être solidaires durant cette période !

Prodipresse vous informe

 19/03/2020

Suite à la décision du gouvernement fédéral ce 17 mars 2020, les librairies/presse ont été reconnues comme faisant partie des commerces d'utilité publique et peuvent donc rester ouvertes.

Si vous décidez de garder ouverte votre librairie/presse, cette décision gouvernementale entraîne des mesures sanitaires importantes :

  • Vous pouvez ouvrir du lundi au samedi, avec une fermeture à maximum 22h00 ;
  • Les mesures nécessaires doivent être prises pour garantir le respect des règles de distanciation sociale, en particulier le maintien d'une distance de 1,5 mètre entre chaque personne ;
  • Il est conseillé de ne pas accueillir plus d'un client par 10 m² ou de limiter l'accès de votre magasin à 2-3 clients en même temps ;
  • Appliquez des règles d'hygiène simples :
    • Ne serrez pas la main de vos clients et ne leur faites pas la bise ;
    • Lavez-vous régulièrement les mains (eau et savon sont parfaits) ;
    • Acceptez de préférence les paiements électroniques par carte bancaire (et ainsi éviter de manipuler de l'argent) ;
    • Veillez à des lieux de travail propres et hygiéniques (comme le comptoir) par une désinfection régulière de ceux-ci ;
    • Veiller à une bonne hygiène respiratoire sur les lieux de travail en utilisant des mouchoirs en papier à usage unique en cas de toux ou d’éternuements

La santé de tous (la vôtre, celle de vos employés et de vos clients) est bien évidemment prioritaire en cette période.

Vous trouverez une énumération détaillée des différentes mesures de prévention sur les lieux de travail dans cet avis de l’OMS.

Prodipresse vous informe

 19/03/2020

Suite à la décision du gouvernement fédéral ce 17 mars 2020, les librairies/presse ont été reconnues comme faisant partie des commerces d'utilité publique et peuvent donc rester ouvertes.

Si vous décidez de fermer votre librairie/presse, voici les différentes démarches à entreprendre :

 

  1. Prenez contact avec vos différents fournisseurs pour les prévenir

AMP : 

Si vous décidez de ne pas être livré pendant une certaine période, veuillez les en informer le plus tôt possible via Distriweb, avec un minimum de 48 heures à l'avance.

En cas de congé de dernière minute, il est possible que vous soyez encore livré une fois. Ces livraisons de journaux, ainsi que les retours de magazines prévus pendant votre congé, seront alors demandés le jour de la première livraison après votre congé.

Si vous ne souhaitez pas recevoir vos abonnements au magasin pendant la fermeture temporaire du magasin, veuillez le signaler explicitement.

Si la période devait être prolongée au-delà du 5 avril, veuillez les informer de la prolongation de votre congé 3 jours ouvrables avant la date de fin de votre premier congé.

Si vous avez déjà fait une demande de congé anticipé et que vous souhaitez l'annuler, veuillez le faire savoir dès aujourd'hui à l'adresse customer.administration@ampnet.be.

En ce qui concerne les livraisons du samedi, nous attendons toujours le texte officiel du Conseil de sécurité, afin de pouvoir vous informer correctement à ce sujet ultérieurement.

Il est également recommandé d'utiliser autant que possible Distriweb pendant cette période pour l'administration quotidienne ou pour des questions supplémentaires concernant les livraisons et les invendus

 

Tondeur Diffusion :

La distribution de magazines continue tant que les circonstances le permettent.

Tondeur Diffusion tentera, autant que possible, de maintenir les livraisons aux jours habituels. Il cependant très probable que des tournées doivent être reportées, sans qu'ils puissent toujours vous avertir.

Afin de préserver la santé de tous, vous, vos clients, les chauffeurs, ils doivent veiller à assurer une distance de sécurité d’1,5 m. Les chauffeurs déposeront donc votre casier à l’entrée du magasin et vous demandent de préparer vos invendus à cette même place.

Si vous avez pris la décision de fermer votre commerce, merci de le communiquer à customers@tondeur.be

 

bpost :

bpost maintient sa distribution le samedi dans les point poste et spots kariboo ouverts, mais sans garantie formelle vu les circonstances exceptionnelles.

Pour toute fermeture, prenez contact avec votre Field Manager bpost qui sera de bon conseil et vous aidera à gérer votre situation particulière.

 

Loterie Nationale : 

Prévenez votre délégué ou le contact center au 0800/14.961.

 

2. Informez-vous auprès de votre secrétariat social pour savoir comment mettre vos employés en chômage économique

UCM :

Pour les entreprises qui relèvent d’un autre secteur que l’Horeca, le spectacle, l’exploitation de cinéma et les attractions touristiques, vous pouvez introduire directement votre demande de couverture de chômage temporaire pour cause de force majeure via le formulaire ci-dessous.

Vu l’impact très douloureux de cette crise pour les entrepreneurs, ils réalisent toutes ces démarches gratuitement durant toute la période de distanciation sociale. Vous devez également envoyer, de préférence le jour même de la communication électronique, par courrier postal ou de préférence par mail, adressé au service chômage temporaire  du bureau du chômage compétent les explications circonstanciées démontrant que le chômage est la conséquence d'une force majeure due au Coronavirus.  

Retrouvez le formulaire de demande de chômage temporaire pour cause de force majeure en cliquant ici.

Vous trouverez toutes les informations ainsi que la marche à suivre sur le site de l'UCM en cliquant ici.

 

3. Informez-vous pour savoir si vous bénéficiez d'indemnités indépendant et dans quelles conditions (fermeture totale, partielle, sur un mois complet, etc.)

Au niveau fédéral

Depuis le 1er mars 2020, les indépendants qui rencontrent des difficultés suite à la crise du coronavirus peuvent faire appel au droit passerelle pour interruption forcée.

Montants octroyés 

Avec charge de famille Sans charge de famille
1.614,10 €/mois 1.291,69 €/mois

Ce montant est payé par la Caisse d’assurances sociales.

 

Qui est concerné ?

Horeca et Commerce En cas de fermeture totale ou partielle : octroi du droit passerelle durant les mois de mars et avril 2020 (*)
Toute autre activité

En cas d'interruption totale d'au moins 7 jours : octroi du droit passerelle durant les mois de mars et avril 2020 (*).

Exemple:

  • les indépendants mis en quarantaine
  • les indépendants qui interrompent en raison de la baisse presque totale de l'activité (chaîne de production mise à l'arrêt pour manque de composants, de matière première ou de main d'oeuvre).

(*) La période d’application des mesures pourrait être prolongée si l’épidémie se prolongeait au-delà d’avril 2020.

Introduction de la demande 

La demande de droit passerelle pour interruption forcée doit être introduite auprès de la Caisse d’assurances sociales. Elle peut être introduite par mail à l'adresse cas@ucm.be

 

Vous trouverez toutes les informations ainsi que la marche à suivre sur le site de l'UCM en cliquant ici.

 

Au niveau régional

Aucune aide ne sera accordée puisque les librairies/presse ont été autorisées à ouvrir par le gouvernement fédéral.

 

4. Mesures de soutien supplémentaires

Les entreprises qui rencontrent des difficultés financières suite à la propagation du coronavirus (COVID-19) ont déjà pu demander des mesures de soutien auprès du SPF Finances.

Afin de créer une marge de manœuvre financière pour ces entreprises et entrepreneurs, le gouvernement fédéral a maintenant pris des mesures supplémentaires pour atténuer autant que possible l'impact financier du virus.

a) Report du délai d’introduction des déclarations ISoc, IPM et INR-soc avec date limite du 16 mars au 30 avril 2020 inclus

Les contribuables ont un délai supplémentaire jusqu’au jeudi 30 avril 2020 minuit pour rentrer les déclarations à l’impôt des sociétés, à l’impôt des personnes morales et à l’impôt des non-résidents - sociétés.

Ce délai supplémentaire vaut uniquement pour les déclarations avec une date limite d'introduction du 16 mars au 30 avril 2020 inclus.

Report du délai d’introduction des déclarations TVA 

Déclarations périodiques :

  • Déclaration relative à février 2020, délai reporté au 6 avril 2020
  • Déclaration relative à mars 2020, délai reporté au 7 mai 2020
  • Déclaration relative au 1er trimestre 2020, délai reporté au 7 mai 2020

Les starters ou les assujettis titulaires d’une autorisation pour la restitution mensuelle qui souhaitent bénéficier du remboursement mensuel de leur crédit TVA obtiennent également un report jusqu'au 24 du mois suivant la période de déclaration.

 

Relevés intracommunautaires :

  • Relevé relatif à février 2020, délai reporté au 6 avril 2020
  • Relevé relatif à mars 2020, délai reporté au 7 mai 2020
  • Relevé relatif au 1er trimestre 2020, délai reporté au 7 mai 2020

 

Liste annuelle des clients assujettis

  • Délai reporté au 30 avril 2020.
  • Si l'assujetti a cessé son activité : au plus tard à la fin du 4e mois après l'arrêt des activités soumises à la TVA.

b) Paiement de la TVA et du précompte professionnel

Les contribuables et les assujettis obtiennent un report automatique de deux mois pour le paiement de la TVA et du précompte professionnel sans devoir payer d’amendes ou d’intérêts de retard. 

Ce report concerne : 

TVA  :

  • Paiement relatif à la déclaration mensuelle - févier 2020, délai reporté au 20 mai 2020
  • Paiement relatif à la déclaration mensuelle - mars 2020, délai reporté au 20 juin 2020
  • Paiement relatif à la déclaration trimestrielle, délai reporté au 20 juin 2020

Précompte professionnel :

  • Paiement relatif à la déclaration mensuelle - févier 2020, délai reporté au 13 mai 2020
  • Paiement relatif à la déclaration mensuelle - mars 2020, délai reporté au 15 juin 2020
  • Paiement relatif à la déclaration trimestrielle, délai reporté au 15 juin 2020

Outre ce report automatique de paiement, il est possible également de demander l’application des mesures précédemment annoncées pour le paiement des dettes relatives à la TVA et au précompte professionnel. Via cette demande, des délais de paiement supplémentaires, une exemption d'intérêts de retard et/ou une remise d'amende pour retard de paiement peuvent être accordés.

c) Paiement de l'impôt des personnes physiques et de l’impôt des sociétés

Un délai supplémentaire de deux mois sera automatiquement accordé, en plus du délai normal, pour le paiement de l'impôt sur le revenu des personnes physiques, de l’impôt des sociétés, de l'impôt des personnes morales, de l'impôt des non-résidents.

Cette mesure s'applique au décompte des impôts, exercice d'imposition 2019, établis à partir du 12 mars 2020.

Le paiement des dettes relatives à l'impôt sur le revenu des personnes physiques ou des sociétés, y compris celles établies avant le 12 mars 2020, est également soumis aux mesures d'aide annoncées et à des délais de paiement supplémentaires, à l'exemption d'intérêts de retard et/ou à la remise d'amendes pour retard de paiement, sur demande.

 

Attention :

    • Il n'y a pas de suspension des prêts bancaires, des loyers et frais fixes (eau, gaz, électricité) ;
    • Prévoyez aussi la domiciliation pour les partenaires (tabac) ;
    • Les indemnités perçues par les indépendants pourraient être considérées comme une rentrée dans la comptabilité et donc taxée comme telle.

L'avis de ProDiPresse

 12/03/2020

Ce jeudi 12 mars 2020, « le Quotidien belge francophone grand public et sportif qui affirme chaque jour sa recherche de l’exclusivité et de l’information enrichie » (tel qu’il est décrit par le groupe IPM lui-même sur son site), a publié un article abordant les contrôles menés par la Loterie nationale sur la vente de ses produits aux mineurs d’âge sous le titre « Vente de Lotto aux mineurs : 15% des libraires piégés » dans ses éditions papier ou « Vente de billets de loterie aux mineurs : c’est strictement interdit, mais 15% des libraires s’en moquent » sur son site internet. Problème : ces chiffres sont totalement faux…

Passons sur le titre de cet article, notamment le second qui remet directement en cause le professionnalisme de notre réseau (le terme « s’en moquent » faisant clairement allusion à un non-respect de la loi en toute connaissance de cause) et penchons-nous plutôt sur les chiffres avancés par le journaliste de La DH Les Sports+.

D’après les résultats officiels de la Loterie nationale, 554 librairies/presse ont été contrôlées en tout et pour tout sur l’année 2019. Sur celles-ci, seules 43 ont commis une infraction, ce qui représente 7,76% du total.

Nous sommes donc bien loin des « 15,8% de librairies/presse contrôles » en infraction comme annoncé dans l’article.

Car, sur l’ensemble des 1.601 points de vente de la Loterie nationale ayant reçu la visite d’un « mystery shopper » (faux client âgé de moins de 18 ans) en 2019, tous ne sont pas des librairies/presse. En effet, la vente de leurs produits n’est pas réservée exclusivement à notre réseau.

Si l’on compare avec les 554 annoncés plus haut, uniquement un tiers des points de vente contrôlés sont des librairies/presse.

Dès lors, un point de vente de la Loterie nationale n’étant pas forcément une librairie/presse, il est donc totalement faux et malhonnête d’écrire que « 15% des libraires se moquent » de l’interdiction de vendre des produits de la Loterie nationale à des mineurs d’âge.

Par ailleurs, lors de la publication de ses résultats, la Loterie a précisé que les libraires/presse étaient les meilleurs élèves lors de ces contrôles. À l’inverse, les stations essence et les points de vente « FOOD », enregistrent de moins bons résultats. Étant souvent plus « jeunes », ils manquent parfois d’expérience.

« Le point du jeu responsable est fréquemment abordé avec tous nos points de vente (formation, visites de Reps, modules elearning, emails, LONET…). » nous a confirmé à ce propos Arnaud Hermesse, Chief Retail Officer à la Loterie.

Face aux chiffres erronés annoncés dans l’article, Prodipresse, en tant qu’organisation professionnelle des libraires/presse francophones indépendants de Belgique, se désole de ne pas avoir été consultée avant sa publication, ce qui aurait pu aider le journaliste à éviter toutes ces erreurs.

Après tout, ce n’est pas comme si le Code de déontologie journalistique, dès son préambule, indiquait que « les journalistes s’imposent (...) des normes qui découlent de l'obligation de diffuser des informations vérifiées ».

À préférer le sensationnalisme à des informations exactes et vérifiées, il n’est malheureusement pas étonnant de voir les ventes de la presse papier quotidienne baisser. Mais ce n’est pas en s’attaquant au réseau de distribution de ces mêmes quotidiens que cela va s’arranger…

 

L'article publié en ligne est trouvable au lien suivant : https://www.dhnet.be/actu/societe/vente-de-billets-de-loterie-aux-mineurs-c-est-strictement-interdit-mais-15-des-libraires-s-en-moquent-5e691c65d8ad582f316525f3

Zoom libraire

 28/02/2020

Après un peu moins de six mois passés dans un container alors que le bâtiment abritant sa librairie/presse était rénové de A à Z, Frédéric Mossiat a pu réintégrer son emplacement d’origine en novembre dernier. La surface a désormais doublé, passant de 45 à 98 m² et de nouveaux produits font régulièrement leur arrivée, sans oublier la grande vitrine dégagée qui invite lumière et clients à entrer. Mais Frédéric ne compte pas s’arrêter là et a l’intention d’exploiter toutes les opportunités que lui offre sa librairie/presse !

Ici, les clients peuvent trouver entre 1.000 et 1.200 titres de presse différents.

 

Container temporaire pour un agrandissement spectaculaire

Jeudi 30 janvier, malgré une mauvaise volonté flagrante de mon GPS qui a décidé qu’il préférait m’envoyer Rue de la Clef à Retinne plutôt qu’à celle d’Herve, je finis par arriver à la Librairie du Rond Point, située… en bordure d’un rond-point !

À l’intérieur du magasin, Frédéric et André (un client pensionné qui vient lui donner un coup de main à l’occasion, comme quand son employé est malade en ce début d’année) sont au poste : « Tu sais que tu peux faire un seul aller-retour jusqu’aux frigos en mettant toute la marchandise sur le chariot roulant ? » lance Frédéric à son collègue du jour.

« Je suis très heureux que tu te préoccupes de ma santé ! » lui répond ce dernier en riant, « mais ne t’inquiète pas, l’exercice c’est bon pour moi ! »

C’est dans cette ambiance bon enfant que les clients entrent, jouent, achètent, parlent et repartent dans cette librairie/ presse d’un peu moins de 100 m² depuis le 7 novembre 2019.

« La propriétaire du bâtiment est venue nous trouver pour nous annoncer qu’elle allait rénover l’entièreté du centre commercial (ndlr : la librairie/presse est située dans un bâtiment abritant plusieurs commerces ayant tous pignon sur rue) et qu’elle allait mettre à ma disposition un container pour que je puisse continuer mon activité durant les travaux », me raconte Frédéric.

« Les travaux allaient durer environ cinq mois et mon « local temporaire » était plus petit que ma librairie/presse. Je passais de 45 m² à 36 m². La différence peut ne pas sembler énorme sur papier, mais dans la réalité des faits, j’ai dû faire un choix et réduire la quantité de produits que je proposais. »

Une période temporaire de presque six mois qui n’aura pas été facile. « Alors que j’étais situé à cent mètres de ma librairie/presse actuelle, j’avais moins de clients et, forcément, cela s’est ressenti sur mon chiffre d’affaires. Je pense que le seul mois lors duquel j’ai atteint mon chiffre habituel était celui de septembre avec la cagnotte de l’EuroMillions qui avait atteint son plafond de 190 millions d’euros. Comme quoi, l’emplacement reste un critère important pour votre magasin, même à quelques mètres près ! »

Mais des coups durs, Frédéric en a connu et ils font aujourd’hui sa force. « À la base, je viens du milieu de la restauration. Un jour, j’ai été victime d’un accident de la route suite auquel on a dû m’amputer une partie de la jambe. Difficile de retrouver du boulot après ça, se souvient-il, donc j’ai commencé à chercher des librairies/presse à remettre. Mais dans les premières sur lesquelles je suis tombé, il fallait rénover énormément et cela demandait directement un gros investissement de temps et d’argent.

Finalement, j’ai trouvé celle-ci il y a six ans et demi que j’ai rachetée à quelqu’un qui avait déjà deux autres commerces du même type. »

Quelques années et une rénovation plus tard, sa librairie/presse est rebâtie, mais le mobilier reste le même. « J’ai repris les meubles de mon ancien magasin et j’ai dû racheter trois mètres de linéaire presse, m’explique-t-il, le comptoir c’est également celui que j’avais avant, mais je l’ai intégré dans une structure en bois que j’ai construite moi-même. J’ai aussi installé les luminaires, car je trouvais important d’éclairer son magasin comme on le désire et en fonction des produits à mettre en valeur.

Au final, nous avons fermé entre le 26 et le 30 mai pour déménager dans le container, puis rebelote du 31 octobre au 7 novembre pour la réouverture officielle dans nos nouvelles installations. J’avais bien évidemment prévu trois jours spéciaux avec des drinks et des cadeaux. »

À gauche, la Librairie du Rond Point avant les travaux de rénovation. À droite, le container qui a abrité le commerce durant six mois.

 

Une multitude de possibilités

Dans ce nouvel espace, Frédéric peut proposer une multitude de produits et services : bornes de paris sportifs installées à l’écart pour le confort des joueurs, machine à cafés, articles cadeaux, confiserie, carterie ou encore la papeterie, dernière arrivée dans la liste.

« L’idée était de tirer parti de la surface que j’ai désormais pour élargir ma gamme de produits, tout en restant fidèle à notre cœur de métier. J’en ai donc aussi profité pour ré-étoffer mon offre de magazines, car je reste un libraire/presse avant tout. Ce fut un choix gagnant puisque j’ai des clients qui viennent des villes et villages voisins, car ils savent qu’ici ils trouveront la revue qu’ils cherchent et qu’ils ne trouvent pas près de chez eux !

J’aime bien mettre les nouveautés du jour en valeur sur une planche directement en face des clients quand ils rentrent. Ainsi, cela leur permet de découvrir de nouveaux titres à côté desquels ils passeraient.

Au niveau des autres services, je suis point Mondial Relay et j’ai environ mille colis par mois. Heureusement, j’ai une grande réserve dans laquelle je peux tout stocker. Je dirai que huit clients sur dix qui viennent récupérer un colis Mondial Relay achètent un produit dans ma librairie/ presse, donc c’est un bon investissement. »

Et ce n’est d’ailleurs pas le seul… « C’est un peu pareil avec les bijoux. Un client n’entre pas dans mon commerce pour en acheter un, il vient pour autre chose et il repart avec un bijou. Ce sont des produits intéressants à avoir si l’on a la clientèle qui s’y prête. Après, chacun son métier, je ne suis pas une bijouterie donc vous ne trouverez pas chez moi des pièces de grands bijoutiers. Ce n’est pas le but.

J’ai pas mal développé mon offre de livres, continue Frédéric, ils sont disposés sur deux grandes bobines de câble en bois. C’est un display qui sort un peu de l’ordinaire des linéaires ou des armoires et cela permet vraiment de mettre le produit en valeur.

Et puis le gros avantage, comme vous pouvez le voir, c’est que j’ai encore de la place pour ajouter d’autres services. Il serait impensable de ne pas en profiter. Maintenant, trop surcharger n’est pas bénéfique non plus.
Actuellement, j’ai des clients qui se déplacent en fauteuil roulant et la rampe devant ma librairie/presse combinée à l’espace que j’ai entre mon mobilier leur permet de venir sans aucun souci.

D’ailleurs, les meubles restent faciles à bouger et je peux adapter un peu près tout dans ma librairie/presse. »

 

L’idée était de tirer parti de la surface que j’ai désormais pour élargir ma gamme de produits, tout en restant fidèle à notre cœur de métier.

 

Mezzanine et diversification

« Et puisque l’on parle de futurs projets, j’aimerais continuer à étendre mon offre de papeterie et me diversifier davantage dans les cigares et le vin. Je devrai d’ailleurs bientôt avoir un nouvel humidor (ndlr : cave à cigare en français – boîte à humidité contrôlée utilisée pour entreposer des cigares).

Concernant le vin, j’organise actuellement des dégustations de vin avec des marchands environ six fois par an dans la librairie/presse. Quand il fait beau, il me suffit de sortir la tonnelle devant le commerce et dans le cas contraire, rien de plus simple que de déplacer les meubles sur roulettes et je bénéficie d’un espace au sein même de mon magasin.

Et puis pourquoi pas développer également le livre en construisant une mezzanine avec un coin lecture ? À nouveau, cela me permettrait d’exploiter toutes les spécificités de mon local commercial avec sa belle hauteur sous plafond.

Je vais bientôt avoir une exposition d’un artiste local qui peint sur du verre et qui a loué l’espace de mes murs. Vous l’aurez compris, plusieurs domaines peuvent se développer et, évidemment, cela représente des investissements à des degrés divers.»

 

Parmi les produits proposés, les dernières sorties littéraires, des bornes de paris sportifs ou encore des cigares.

 

Choyer ses clients

Frédéric continue : « Une des forces de la situation de ma librairie/presse, c’est clairement son emplacement. Le Point Chaud juste à côté me ramène pas mal de clients en début de journée. Pareil pour la centrale de repassage qui va bientôt ouvrir dans une nouvelle cellule commerciale.

Sans oublier la page Facebook ! L’air de rien, c’est important, car les gens sont attirés en magasin suite aux publications de la librairie/presse. C’est mon épouse qui se charge de l’alimenter et nous l’utilisons beaucoup : nouvelles publications du jour, dicton du jour, anniversaires des clients avec un message personnalisé, les gains des jeux de hasard, etc. L’idée c’est de toujours dynamiser votre information avec une petite phrase.

J’organise aussi de temps en temps des concours pour les clients avec des cadeaux à gagner. On en parle en magasin évidemment et sur la page Facebook aussi. Cela génère un bouche-à-oreille assez efficace.

Je m’arrange avec des commerces du coin pour faire leur publicité durant toute la durée du concours et en échange ils offrent un cadeau (menu pour deux personnes, bons d’achat, etc.). À nouveau ce sont des petits investissements qui agissent sur le long terme.

Ce mois de février, je vais relancer le concours « seconde chance ». Cette action fidélise les clients, mais il ne faut pas la faire trop souvent, car vous ne devez surtout pas tomber dans la routine. »

Pas de crainte de ce côté-là pour Frédéric, la tête pleine d’idées devant les nouvelles possibilités que lui offre désormais sa librairie/presse.

 

Zoom libraire réalisé par Colin Charlier pour le Prodipresse Magazine n°93 (Janvier/Février 2020)

L'avis de ProDiPresse

 13/01/2020

Dans le cadre d’un véritable plan santé que Prodipresse et Perstablo, les organisations professionnelles des libraires/presse indépendants de Belgique, ont présenté au Ministre des PME et au Ministre de la Santé en juin 2018, nous confirmons notre souhait et notre volonté de nous inscrire pleinement dans la prévention sur le tabagisme.

Pour rappel, le plan proposé par les organisations professionnelles faisait suite à l’arrivée du paquet neutre en Belgique. Il est axé sur plusieurs points repris partiellement dans les propositions de texte de loi présentées à la Commission Santé de la Chambre :

  1. Oui à la commercialisation des produits tabac uniquement « dans les débits de tabac et chez les marchands de journaux »repris sous la nouvelle définition libraire/presse.
    À l’heure actuelle, la Belgique compte 13.200 points de vente tabac contre 25.500 pour l’ensemble du territoire français.
  2. Oui à l’interdiction de la publicité pour le tabac traditionnel vers les consommateurs uniquement (B to C), tout en autorisant celle des produits tabac sous forme de nouvelles technologies ainsi que la communication indispensable entre professionnels (B to B).
  3. De cette façon, nous avons la possibilité d’aider nos clients à effectuer la transition vers ces nouvelles technologies qui seraient moins novices.

Oui à la mise en place de mesures d’accompagnement structurelles pour aider le réseau des libraires/presse à compenser la perte de certains revenus liés à l’affichage des produits tabac traditionnels.

Le tout, dans un délai raisonnable de deux ans, pour une mise en œuvre à partir du 1er janvier 2022.

Plus que tout, les libraires/presse souhaitent devenir le réseau référent pour aider nos clients à arrêter de fumer. Mais pour y arriver, cela passera obligatoirement par un vrai plan santé porté par le gouvernement et non pas juste par des mesures plus symboliques qu’efficaces.

 

Vous pouvez retrouver l’entièreté de la position de Prodipresse à ce sujet en cliquant ici.

 

Zoom libraire

 30/12/2019

« On a notre Marianne, on peut rivaliser avec les Français » glisse un habitué, suscitant les rires de ses quelques comparses réunis autour d’un café. Leur Marianne, c’est Marianne Morue, libraire/presse à Liège dans le quartier des Vennes. Le 14 septembre, elle a fêté la rénovation de son commerce avec une « réouverture » officielle pour ses clients. Une troisième transformation de sa librairie/presse qui accueille désormais un espace « salon de thé » où les clients peuvent prendre le temps de déguster un café tout en lisant la presse quotidienne.

 

Travaux et roue aux cadeaux

« Les travaux ont duré de fin février à fin juin. J’ai gardé la librairie/presse ouverte durant tout ce temps, car cela aurait été trop long de fermer sur une aussi grande période. Comme les ouvriers ont commencé par casser le mur du fond pour agrandir mon commerce, ils m’avaient installé une paroi en bois qui séparait la librairie/presse de la partie « travaux ». Avant, la deuxième partie de mon commerce était une cour extérieure. Il a donc fallu reculer le jardin, abattre deux murs porteurs et faire construire une pièce dans la continuité de mon magasin », m’explique Marianne alors que nous sommes attablés dans la nouvelle partie de son commerce.

« Par la suite, j’ai quand même dû fermer dix jours en juillet afin de refaire la première partie de mon magasin et de réaménager les rayons.

Au début, et bien que les travaux étaient terminés, j’ai remarqué que mes clients n’osaient pas trop franchir le pas et aller dans la nouvelle partie. C’est de là que m’est venue l’idée d’organiser une « réouverture officielle ».

Pour l’occasion, j’avais prévu un petit verre de bienvenue et Télépro m’a proposé de faire un événement pour marquer le coup. Le représentant est donc venu dans ma librairie/presse avec une roue aux cadeaux. J’ai eu pas mal de clients, mais pas de grosse augmentation non plus. Comme il faisait beau, j’imagine que les gens ont été se promener !

Toutes les tables et chaises que vous voyez ici, c’est uniquement du matériel de récupération et d’occasion, car les travaux représentaient déjà un sacré budget à eux seuls ! Les tables, je les ai récupérées sur internet, tout comme les chaises. Pour les premières, nous les avons repeintes et vernies en famille. J’ai pu mettre mes deux filles à contribution ! Concernant les chaises, je suis passée par un artisan pour refaire l’assise. Je voulais quelque chose de très coloré et de très gai… je crois que c’est assez réussi.

Quant à l’éclairage, j’ai moi-même tout refait en LED. D’ailleurs, il n’y a rien de plus simple et je tiens à mettre en garde mes collègues qui passeraient par des sociétés extérieures et à qui on risque de demander un prix trop élevé pour ce travail. »

 

Trois transformations en 28 ans

« À l’origine, mon mari et moi tenions une librairie/presse dans un local commercial que nous louions deux maisons plus loin. Quand nous avons acheté le bâtiment, en 1991, c’était une sorte de pari, un peu comme acheter « un chat dans un sac ».

Mon mari ne voulait pas de ce commerce à la base. De mon côté, j’étudiais le chant classique au conservatoire et je l’aidais dans la librairie/presse. Puis, mon aide s’est faite de plus en plus fréquente, sans oublier le fait que je suis tombée enceinte. J’ai donc dû arrêter le chant.

Bref, nous voilà propriétaires d’un bâtiment avec, au rez-de-chaussée, deux commerces : un tout étroit avec une entrée indépendante pour l’étage et une petite bijouterie avec plusieurs réserves.

Suite à notre achat, nous avons effectué une première transformation. Nous avons décidé de réunir les deux commerces pour faire une librairie/presse avec deux vitrines (ndlr : celles des deux anciens commerces).

Et puis il y a douze ans, mon mari est parti du jour au lendemain pour retourner vivre en France. J’ai alors effectué une seconde transformation : j’ai recréé une entrée pour la maison indépendante des deux vitrines. Ainsi, je me laissais une sortie de secours si j’avais dû remettre le commerce et garder la maison.

Vient alors la troisième et dernière transformation. La genèse du projet remonte à plusieurs années. Il y avait à l’époque un café dans le quartier, mais il était fermé le samedi. J’avais donc un petit coin avec deux tables pour servir du café aux gens, mais uniquement ce jour-là.

Finalement, les propriétaires du bar ont cherché à le remettre et il a été fermé durant quatre mois. J’ai décidé d’assurer l’intérim pour mes clients et d’autres personnes sont venues juste pour cela. Je me suis rendue compte qu’il y avait un créneau à prendre.

En 2013, je m’étais décidée sur le fait que je voulais agrandir mon commerce, mais j’ai dû attendre le bon moment. J’avais l’accord de la banque, mais il n’existait pas encore les fameuses facilités pour le premier emploi. L’idée était aussi de m’associer avec une connaissance, mais cela ne s’est pas fait et le projet a été reporté. Et puis un jour, le Gouvernement a annoncé qu’on ne devrait plus payer les charges patronales sur le premier emploi, donc c’était un véritable coup de boost pour mon projet.

Aujourd’hui, deux entrepreneurs et quelques années plus tard (le premier m’a quasiment baladée pendant un an en faisant des sondages dans les murs, etc. et il ne semblait pas avoir envie de commencer les travaux), il s’est enfin réalisé ! »

 

Journaux, pains et viennoiseries

« La boulangerie c’est de nouveau une histoire de quartier. Il n’y en avait plus dans les environs directs. La seule qui restait était située à l’autre bout du quartier, mais c’était un peu loin pour la clientèle plus âgée des environs. J’ai donc décidé d’ouvrir un dépôt de pain.

Au début c’était juste ça, un simple et petit dépôt de pain, puis cela a pris de l’ampleur donc j’ai décidé d’agrandir cette partie de mon commerce, notamment lors de la troisième transformation.

Pour cela, je devais trouver une boulangerie qui ne fermait pas en semaine, qui pouvait me livrer tous les jours et qui n’était pas située dans le quartier, car le but n’était pas de leur faire de la concurrence. Une boulangerie située près de la gare des Guillemins cherchait à reprendre un local commercial dans le coin pour s’étendre. Finalement, elle a laissé tomber l’affaire et à la place, nous avons noué une sorte de partenariat.

Mais je reste une libraire/presse avant tout ! J’ai même eu jusqu’à 2.000 titres de presse différents. C’était vraiment ma grande force, de pouvoir proposer des magazines que mes clients ne trouvaient pas ailleurs. J’en avais qui venaient juste pour cela, car un de leurs amis leur avait dit qu’on trouvait tout chez moi. Au fur et à mesure des années, j’ai dû réduire la quantité, en passant à 1.500 titres de presse d’abord et aujourd’hui je dois être à un peu plus de 1.000. J’ai réussi à réarranger toute la presse pour que cela reste attractif. J’ai notamment encore de nombreuses revues spécialisées de chez Tondeur.

À part cela, je ne propose pas spécialement de produits locaux. J’ai essayé à une époque de vendre un thé bio lancé par un jeune du coin, mais il a assez vite abandonné.

Par contre, je travaille avec La Bourrache. C’est une ASBL qui remet au travail des gens dans l’agriculture. Je sers de point de dépôt donc les gens commandent leurs paniers et viennent les chercher chez moi. Je le fais aussi pour le nettoyage à sec. C’est une façon d’offrir un service en plus à mes clients et bien souvent, ils prennent un petit quelque chose en plus en venant retirer leurs commandes.

Auparavant, j’ai travaillé de la même façon avec une cordonnerie, des tirages photos, etc. Mais j’ai abandonné, car ce n’était pas assez intéressant financièrement parlant.

De manière générale, mon mot d’ordre, c’est qu’il faut toujours chercher et ne jamais se contenter de la première chose que l’on trouve. »

 

Des projets, des projets et encore des projets

« Le futur ? J’ai encore quelques petits aménagements à terminer de-ci, de-là et des projets comme organiser des expositions temporaires ou faire venir des « repair cafés », ou une société d’achat d’or. J’ai plein d’idées pour occuper ce nouvel espace dont je dispose désormais. L’objectif est évidemment de ne pas reproduire une activité déjà présente dans le quartier, mais de proposer quelque chose en plus pour attirer des nouveaux clients.

J’ai également profité des travaux pour voir sur le moyen et long terme. Ainsi, tout est prévu pour que je puisse installer une cuisine dans la seconde partie avec une hotte, un lave-vaisselle, etc. Mon idée est d’engager quelqu’un à plein temps qui m’aiderait avant tout pour la librairie/presse, puis qui pourrait prendre en charge la partie cuisine…

Mais ne brûlons pas les étapes, je vais d’abord installer à fond ce concept-ci, puis voir ce que je peux mettre en place. »

Et alors qu’elle retourne au comptoir pour servir une cliente, un autre habitué se penche vers moi. « Vous savez, c’est une femme très courageuse. Quoi qu’il arrive, elle a toujours le sourire ! » me dit-il, avant de retourner chercher un café. Une preuve de plus que Marianne a d’ores et déjà réussi son pari.

Zoom libraire réalisé par Colin Charlier pour le Prodipresse Magazine n°90 (Octobre 2019)

L'avis de ProDiPresse

 09/12/2019

Lors de la 25e réunion de la Commission des Diffuseurs de Presse Indépendants (au sein du SPF Économie) dont fait partie Prodipresse, le rapport final d’une étude menée par l’Université Catholique de Louvain et la Katholiek Universiteit van Leuven intitulé « Analyse stratégique de la situation actuelle et de l’avenir des diffuseurs de presse indépendants » a été présenté.

Réalisée à la suite de la concertation des parties prenantes, cette étude avait pour objectif de fournir une vision indépendante (pas celle des éditeurs, des distributeurs ou des diffuseurs uniquement) du métier de libraire/presse afin de se projeter dans l’avenir tout en faisant un constat du passé. Elle représente une part importante du budget du SPF Économie de par son ampleur et ses nombreux interlocuteurs à consulter.

Ce rapport se conclut donc en évoquant trois pistes pour le futur. La première consiste en l’accélération des menaces et donc la disparition rapide de notre réseau, la seconde est un scénario de statu quo qui verrait notre réseau continuer à s’étioler et la troisième propose un scénario d’accompagnement avec sept mesures préconisées. Prodipresse s’est prononcée en faveur pour la troisième solution qu’elle estime être la meilleure pour l’avenir des diffuseurs de presse.

Dans ce troisième scénario, le dispositif d’accompagnement du secteur comprend potentiellement les mesures suivantes :

  • Établir un cahier de charges pour une labellisation officielle des diffuseurs de presse indépendants, renforçant la protection de certains acquis (horaires d’ouverture élargis) et certaines missions (contrôle des clients, promotion de la presse) ;
  • Dans la foulée de cette labellisation, étudier une progressive exclusivité (avec dérogations) sur les ventes de tabac ;
  • Participer au développement d’un réseau de diffuseurs capables de jouer un rôle accru dans l’e-commerce, notamment en servant de plateforme de réception et de transmission d’un plus grand nombre de catégories de colis et marchandises ;
  • Développer une offre de formations complémentaires destinées à accompagner les diffuseurs indépendants dans le développement de nouvelles sources de revenus ;
  • Stimuler le développement des activités de point poste en concertation avec les parties prenantes ;
  • Prévoir un monitoring du secteur, plus particulièrement la transition des activités liées aux piliers historiques, capable de prévoir de manière détaillée le phasage de ces transitions et leurs menaces/opportunités.
  • Soutenir financièrement certaines activités par le biais d’une autre distribution du subside public octroyé pour la distribution de journaux et périodiques à bpost. Parmi les pistes possibles, figurent:
      • La prise en charge des frais de port mensuels ;
      • Une compensation financière pour le portage des abonnements ;
      • Le développement d’une plateforme de distribution élargie pour soutenir l’e-commerce (cfr plus haut).

Selon l’étude, cet accompagnement n’évitera pas les fermetures, mais elles se produiront à un rythme moins élevé que dans les autres scénarios. Ce scénario d’accompagnement doit, à plus long terme, permettre de laisser le temps au secteur de définir un nouvel équilibre commercial entre ses piliers historiques et d’autres activités, le tout en se dotant d’une structure (label associé à une charte, par exemple) réaffirmant la valeur ajoutée des diffuseurs de presse indépendants aux yeux du public. Ce scénario d’accompagnement doit in fine servir à penser l’avenir du secteur, et sa valeur ajoutée, au-delà de la disparition potentielle de certaines activités.

Cette troisième piste proposée reprend également un grand nombre de mesures proposées par Prodipresse dans son mémorandum politique.

L’avenir du réseau des libraires/presse, notre avenir, doit notamment passer par une définition claire de notre secteur (et ainsi des avantages liés) et une réduction du nombre de points de vente tabac .

L’entièreté du rapport et ses conclusions sont consultables au format PDF en cliquant ici.

L'avis de ProDiPresse

 31/10/2019

Ce vendredi 1er novembre 2019, il sera interdit de vendre des produits du tabac aux mineurs d’âge (moins de 18 ans). Cette nouvelle loi, votée en avril dernier par la Chambre des représentants, vise tous les produits liés au tabac (cigarettes, cigarettes électroniques, pot ou pochette de tabac) et relève donc de deux ans l’âge légal pour acheter de tels produits.

En tant qu’organisation professionnelle des libraires/presse indépendants francophones de Belgique, Prodipresse salue cette initiative et a envoyé, via sa revue professionnelle (Prodipresse Magazine), au réseau des libraires/presse une affiche A3 ainsi que des stickers mettant en avant l’interdiction pour les mineurs d’âge d’acheter des produits du tabac mais aussi des alcools forts, des jeux de la Loterie Nationale et des produits de paris sportifs. Via cette initiative, nous invitons également les clients à présenter leur carte d’identité au libraire/presse lorsqu’il la demande et ainsi à aider le commerçant qui respecte la loi.

Le réseau des libraires/presse indépendants souhaite devenir le réseau de référence de la vente des produits non-libres, le partenaire de l’État et des Régions dans la cadre d’un véritable plan santé tabac notamment.

Dès lors, nous réitérons notre demande d’une forte réduction du nombre de points de vente tabac afin d’avoir un réseau clair et contrôlable sur la vente des produits tabac comme dans d’autres pays européens (France, Espagne, Italie, etc.) pour mieux combattre les produits de contrebande et le non-respect des législations actuelles.

C’est également le message que Xavier Deville, Président de Prodipresse, a passé lors de son intervention en tant qu’expert sur le sujet dans l’émission C’est vous qui le dites de la RTBF (du mercredi 30 octobre). Le réseau des libraires/presse se veut respectueux des lois, contrairement à d’autres chez qui les contrôles ne se pratiquent pas toujours.

Vous pouvez retrouver son intervention ici (à partir de 1:23:53)

Xavier Deville est a aussi été interrogé dans le journal télévisé de 13h sur la Une de par son métier de libraire/presse afin de réagir à la façon dont notre réseau va gérer cette nouvelle loi.

Vous pouvez retrouver son intervention ici (à partir de 6:38)