L'avis de ProDiPresse

 16/10/2018

Nous sommes en période électorale et toutes nos demandes sont recevables et mêmes écoutées d’une oreille attentive par les femmes et hommes politiques de tous bords. C’est la bonne occasion pour nous de rappeler à tous notre existence et les combats que nous menons au quotidien.

Il est dès lors important que vous aussi, en tant que libraires/presse, vous n’hésitiez pas à faire passer auprès des décideurs publics des messages forts. La définition « libraire/presse » n’est pas encore passée et ce, malgré un accord unanime en commission diffuseur de presse du SPF Économie après une validation de l’ensemble des secteurs (jeux, tabac, éditeurs, diffusion). Je suis en train de mettre la pression sur les ministres des Indépendants et de l’Économie qui ont en charge cette matière.

Le paquet neutre sera aussi à l’ordre du jour d’une prochaine réunion entre les organisations professionnelles et les cabinets ministériels des Indépendants et de la Santé début novembre. Nos demandes sont précises : une année complète pour pouvoir éliminer notre stock une fois que les grossistes ne pourront plus nous fournir des anciens paquets, une législation claire et adaptée aux nouvelles technologies (e-cigarettes) et une réduction du nombre de points de vente tabac. Cette dernière mesure est d’ailleurs préconisée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) pour réduire la dépendance au tabac. Un véritable plan santé doit aussi accompagner cette mesure qui, aujourd’hui, n’a rien prouvé sur son efficacité dans les pays où elle a été mise en application. Sans ce plan, la ministre de la Santé n’aura rien réussi sinon à compliquer le quotidien des libraires/presse.

Je souhaite que les libraires/presse (tel que prévu par la définition) soient le réseau responsable et réfèrent en matière de produits en vente non libre (jeux, tabac, alcool). Notre rôle sociétal en sera ainsi renforcé et nous pourrons mettre en application notre qualification reconnue par le Parlement dans sa motion.

Mais je souhaite être clair : à ceux qui nous promettent un monde meilleur, je saurais rappeler au réseau leurs promesses non tenues avant les élections de mai 2019. Entre promesses et réalités, il y a un monde de différence et je compte faire état des avancées en temps opportun. Il vous reste huit mois pour réaliser vos objectifs avant que notre réseau et nos clients votent pour élire les prochains décideurs publics du pays.

 

Xavier DEVILLE
Président

L'avis de ProDiPresse

 05/10/2018

Il n’est pas rare de retrouver une clause d’exclusivité dans un contrat conclu entre un libraire/presse et son fournisseur. Celle-ci peut se décliner de différentes façons mais oblige généralement le libraire/presse à acquérir certains produits exclusivement auprès de son fournisseur, à l’exclusion de tout autre produit concurrent. Une telle situation est potentiellement préjudiciable pour le libraire/presse car elle peut l'empêcher d'accepter certaines opportunités, parfois plus intéressantes, qui se présenteraient par la suite.

Ce vendredi 5 octobre, le journal l'Echo a publié un article intitulé "Betfirst et Ladbrokes se disputent les libraires" et abordant le sujet des clauses d'exclusivité dans les contrats liant un libraire/presse à un opérateur de paris sportifs (l'article est disponible en cliquant ici).

En tant qu'organisation professionnelle défendant les intérêts des libraires/presse francophones indépendants de Belgique, Prodipresse souhaite insister une fois de plus sur la dangerosité des clauses d'exclusivité.

Il ne faut pas sous-estimer les conséquences d’une relation contractuelle trop contraignante. En effet, à titre d’exemple, certaines clauses d’exclusivité reprises par des opérateurs non validés par Prodipresse positionnent le libraire/ presse dans une situation où il lui est impossible de prendre un concurrent sur toute la durée de la licence, à savoir pour une période de 36 mois (soit trois ans). De plus, si la relation se détériore, ces clauses empêchent le libraire/presse de sortir des relations avec l'opérateur.

De telles clauses sont bien évidemment contraires au principe de saine concurrence qui doit exister sur tout marché et revêtent clairement un caractère intrusif dans la gestion de chaque librairie/presse.

Prodipresse souhaite également rappeler qu'il ne faut au grand jamais signer un contrat le jour même ! 

Pour les libraires/presse qui désirent en savoir plus, un article du Prodipresse Mag n°82 de novembre abordera le sujet des clauses d'exclusivité et des dangers qui en découlent.

 

« Prodipresse est une association qui a pour objet de développer le professionnalisme du réseau de vente, de pérenniser le réseau de vente de proximité, d’accompagner les mutations commerciales et sociétales, et de défendre les intérêts de leurs membres. Prodipresse a pour but d'informer, de communiquer, de dispenser des formations et de mettre en place un label de spécialiste presse, d'inventorier, de cartographier et de mettre en place des outils permettant de rendre la presse accessible au plus grand nombre, de faire un travail de veille économique, d’identifier les enjeux pour la profession (site web collectif, coopérative), de négocier et de représenter le réseau des diffuseurs de presse auprès du monde professionnel dans sa branche d'activité et effectuer un travail de lobbying auprès des différents acteurs économiques, politiques et sociaux. »

L'avis de ProDiPresse

 27/09/2018

Ce samedi 22 septembre avait lieu le Jour du Libraire Presse édition 2018. Cette journée avait deux objectifs: rappeler l’importance et le professionnalisme du réseau des libraires/presse et permettre aux libraires/presse de remercier leurs clients.

Pour sa vingt-quatrième édition, le Jour du Libraire Presse fut une belle réussite par le retour plus que positif des points de vente ayant participé. Cet événement a également bénéficié d’une belle mise en avant dans les médias. Qu’il s’agisse de la télévision avec l’émission OpinionS de la RTBF en compagnie de l’UCM (visible ici), des radios comme Contact ou la RTBF qui n’ont pas manqué de parler de l’événement, et de la presse papier avec une couverture nationale de l’affiche dans les titres du groupe Sudpresse.

Pour ce jour de fête, le quotidien La Dernière Heure a également mis en avant un(e) libraire/presse par édition. Vous pouvez retrouver leurs interviews en cliquant sur les liens ci-dessous:

Cette journée fut également l'occasion pour le Ministre des Indépendants et des PME, Monsieur Denis Ducarme de se rendre dans la librairie Piron Press à Molenbeek dans le but de montrer son soutien envers notre réseau.

Prodipresse remercie encore une fois tous ceux et celles qui ont participé à cette journée de fête et vous donne rendez-vous l'année prochaine pour la 25e édition!

 

L'avis de ProDiPresse

 18/09/2018

Non, nos librairies/presse, commerces de proximité par excellence, ne sont pas moribondes. Certes nos trois secteurs de base ne sont plus capables à eux seuls de subvenir à nos besoins pour vivre correctement de nos commerces, mais ce n’est pas pour autant que notre métier est mort. Quel commerçant peut aujourd’hui annoncer que le métier qu’il pratique depuis cinq, dix ou vingt ans est resté identique ? Personne… et certains ont même disparu !

Je le vois aujourd’hui à travers toutes les rencontres que j’ai faites tout au long de l’année : beaucoup d’opportunités s’offrent à nous. Certains partenaires sont même prêts à s’investir avec nous sur les changements que nous allons connaître dans les prochains mois et années. Mais l’élément de base, c’est que nous allons devoir accepter de changer, car le commerce que nous pratiquons aujourd’hui ne sera plus celui de demain et c’est seulement si nous acceptons cette règle que cela sera possible.

Alors oui nous sommes des commerçants, alors oui nous devons accompagner nos clients dans leurs changements d’habitudes de consommation, alors oui nous allons devoir amplifier le service de nos commerces pour faire la différence. Mais une grande partie de ces opportunités sont déjà présentes chez vous et peut-être pas mises en évidence.

C’est donc là que Prodipresse doit être présente pour vous et avec vous. Rejoignez-nous pour être « Plus forts ensemble ». Je terminerai cet édito avec la conclusion de mon discours lors de notre évent annuel avec nos partenaires :

« J’ai la chance d’être le président d’une organisation professionnelle pleine de dynamisme et toujours prête à se dépasser, qui ne demande qu’à aller de l’avant chaque jour tout comme le font beaucoup de mes collègues. Car c’est bien là que je vous attends demain, vous, nos partenaires. C’est quand nous nous tournons vers l’avenir et que nous dépassons nos simples clivages que nous faisons naître des projets qui donnent un sens au mot travail et un sens à la vie. Par expérience, je peux vous dire et je vous confirme que quand nous mobilisons nos membres, c’est un véritable WIN/WIN/WIN que nous obtenons pour chacune des parties. Mais n’oubliez pas que je ne suis pas le patron d’une chaîne qui impose les conditions à ses membres… Je suis le président d’un ensemble de libraires/presse indépendants qui sont libres et qui diffusent les produits dont leurs clients ont besoin… Ils sont donc le réseau qui a toute liberté de diffuser… ».

Bonne rentrée à tous,

Xavier DEVILLE

Président

L'avis de ProDiPresse

 08/09/2018

Prodipresse et Perstablo, les deux organisations professionnelles francophone et néerlandophone des libraires/presse en Belgique, constatent via la presse aujourd’hui que l’Open VLD et le Gouvernement ont pris la décision d’implémenter le paquet neutre en Belgique.

De nouveau, sans concertation avec les organisations professionnelles des libraires/presse, le gouvernement implémente une mesure de Santé qui, hormis son côté emblématique, ne changera en rien le comportement des fumeurs et risque une nouvelle fois de s’avérer inefficace.

Les études menées en France sont loin d’être concluantes sur l’efficacité du paquet neutre dans la prévalence du tabagisme. La ministre de la Santé s’appuie sur des éléments d’enquêtes dont on ne connaît pas les sources, avec de nombreuses incohérences aux niveaux des dates et des informations partielles. De l’aveu même d’un responsable du SPF Santé, cette mesure n’aura d’impact que si elle est prise avec d’autres mesures en parallèle.

Xavier Deville, président de Prodipresse, et Yannick Gyssens, président de Perstablo, se demandent donc si : « Le Gouvernement a-t-il prévu un vrai plan de santé globale et des mesures compensatoires pour les libraires/presse belges ou désire-t-il que nous fermions encore plus rapidement nos commerces ? ». Ils continuent par « C’est certain, tous les libraires du pays se verront fortement impactés avec un minimum de trente minutes à une heure de travail en plus des douze habituelles tous les jours. J’espère que nous ne serons pas oubliés et que des mesures compensatoires seront prises conformément à la motion du parlement nous concernant. »

 

Pour toute information complémentaire :

 

      • Xavier DEVILLEPrésident de Prodipresse - 00 32 475 80 41 49
      • Yannick GYSSENSPrésident de Perstablo - 00 32 475 48 77 49

 

Ci-dessous, l'intervention de Prodipresse à propos du paquet neutre dans le JT de 13h de la RTBF du samedi 8 septembre 2018.

 

Télécharger le communiqué de presse (PDF)

 

« Prodipresse et Perstablo sont des associations qui ont pour objet de développer le professionnalisme du réseau de vente, de pérenniser le réseau de vente de proximité, d’accompagner les mutations commerciales et sociétales, et de défendre les intérêts de leurs membres. Prodipresse a pour but d'informer, de communiquer, de dispenser des formations et de mettre en place un label de spécialiste presse, d'inventorier, de cartographier et de mettre en place des outils permettant de rendre la presse accessible au plus grand nombre, de faire un travail de veille économique, d’identifier les enjeux pour la profession (site web collectif, coopérative), de négocier et de représenter le réseau des diffuseurs de presse auprès du monde professionnel dans sa branche d'activité et effectuer un travail de lobbying auprès des différents acteurs économiques, politiques et sociaux. »

L'avis de ProDiPresse

 31/08/2018

Depuis le 9 août 2018, les commerçants ne peuvent plus facturer de coûts supplémentaires lors d’un paiement électronique. Cette interdiction avait été annoncée en février 2018, lorsque le gouvernement devait transposer la directive européenne interdisant la répercussion des frais pour les paiements électroniques dans le droit belge. La Belgique était l’un des derniers pays où des frais supplémentaires étaient encore demandés en cas de paiements électroniques.

En tant qu’organisation professionnelle représentant le réseau des libraires/presse indépendants francophones, secteur directement touché par cette problématique, Prodipresse souhaitait réagir par rapport à cette interdiction.

D’un point de vue légal, comme précisé en introduction de cet article, il s’agit de la transposition de la directive européenne dans le droit belge. À ce niveau-là, il n’y a pas grand-chose à faire ni à réclamer si ce n’est le manque d’attention de nos commissaires européens sur une problématique touchant notre commerce de proximité.

Prodipresse comprend que l’utilisation et l’entretien des appareils de paiements électroniques aient un coût et ne le conteste nullement. En revanche, notre organisation s’étonne que les organismes financiers puissent encore prendre des frais sur un retrait en liquide par carte de crédit par exemple. Dès lors, Prodipresse estime qu’il y aurait deux poids et deux mesures au niveau d’une transaction électronique.

Ce sont les commerçants qui doivent payer le surcoût généré par l’utilisation d’un terminal de paiements électroniques. Après une étude auprès du réseau, un coût moyen a été calculé et est estimé à 0,13 € par transaction. Ces coûts sont impossibles à répercuter sur la vente d’autres produits puisque 80% des ventes dans une librairie/presse sont des prix imposés (tabac, jeux, presse). À cela s’ajoute une faible marge sur les plus gros secteurs (tabac, jeux).

L’objectif poursuivi par cette transposition d’une loi européenne (favoriser le paiement électronique) est raté. Le commerçant pouvant décider de refuser d’accepter des paiements électroniques en dessous d’un certain montant. Il n’est plus possible d’accepter que les clients paient des petits montants par carte, sous peine de perdre de l’argent (voir les exemples repris sur l'affiche téléchargeable ci-dessous). Sans compter les produits comme les cartes de bus, les timbres ou encore les sacs poubelles qui se vendent à perte en cas de paiement par carte puisque se sont des services offerts à nos clients.

De son côté, Prodipresse sensibilise les clients des librairies/presse via son affiche mettant en avant le réel coût des appareils de paiements électroniques pour les commerçants et va travailler sur le sujet dans le prochain mémorandum politique afin de sensibiliser le monde politique à cette problématique et à rétablir un juste équilibre dans les mesures prises.

 

Pour télécharger l'affiche mentionnée, cliquez ici

 

« Prodipresse est une association qui a pour objet de développer le professionnalisme du réseau de vente, de pérenniser le réseau de vente de proximité, d’accompagner les mutations commerciales et sociétales, et de défendre les intérêts de leurs membres. Prodipresse a pour but d'informer, de communiquer, de dispenser des formations et de mettre en place un label de spécialiste presse, d'inventorier, de cartographier et de mettre en place des outils permettant de rendre la presse accessible au plus grand nombre, de faire un travail de veille économique, d’identifier les enjeux pour la profession (site web collectif, coopérative), de négocier et de représenter le réseau des diffuseurs de presse auprès du monde professionnel dans sa branche d'activité et effectuer un travail de lobbying auprès des différents acteurs économiques, politiques et sociaux. »

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 29/08/2018

Le 22 août dernier, l'Union Professionnelle des Agences de Paris a publié un communiqué de presse dans lequel elle annonce être en faveur d'une interdiction des paris sur les compétitions sportives de jeunes (mineurs d’âge) :

Les membres de l’UPAP ont pris connaissance avec grand intérêt de la proposition de loi qui sera déposée prochainement par Madame la députée fédérale Els Van Hoof (CD&V) visant à interdire totalement les paris sur les compétitions de jeunes de moins de 18 ans; elle l’introduira à la rentrée parlementaire et aurait déjà reçu l’appui du Ministre de la Justice Koen Geens (CD&V).

L’UPAP, qui représente un réseau de quelque 335 agences de paris, s’accorde pleinement avec les objectifs de la proposition de loi et est prête à apporter son total soutien à sa mise en œuvre. Selon le Président de l’UPAP, Yannik Bellefroid, la proposition de loi peut contribuer alors à la réalisation des objectifs poursuivis par l’Union Professionnelle des Agences de Paris : « en interdisant ces formes de paris, le législateur va attaquer en même temps 4 maux : celui des paris sur les compétitions de jeunes (de moins de 18 ans), la tentation du match fixing, l’incitation de faire jouer des jeunes avant l’âge de 18 ans et la lutte contre les bookmakers clandestins (qu’ils soient actifs sur internet ou pas); c’est donc un texte légal important que l’UPAP cautionne entièrement ».

Aujourd’hui, les membres de l’UPAP ne mettent pas ces offres en exergue (pour autant qu’elles existent) et en tout état de cause, cette offre est marginale ; mais vu cette actualité, l’Union Professionnelle a diligenté une enquête auprès de ses membres afin de corriger les éventuelles offres et de les exclure définitivement au sein de son organisation.

L’UPAP le confirme volontiers, elle est pour la canalisation des joueurs au sein d’une offre légale, c’est-à-dire la création et l’encadrement d’un secteur légal des jeux de hasard, au sein desquels les joueurs peuvent se divertir tout en bénéficiant des mesures de protection mises en place par le législateur et par les opérateurs.

En conclusion, l’UPAP souhaiterait autant que possible être associée aux discussions et auditions relatives au secteur.

 

En tant que représentante des libraires/presse indépendants francophones de Belgique, Prodipresse est en faveur d’un cadre clair ainsi que d’une offre légale et respectueuse. Prodipresse soutient donc cette proposition de loi qui vise à interdire les paris sur des compétitions sportives de mineurs d'âge. 

 

« Prodipresse est une association qui a pour objet de développer le professionnalisme du réseau de vente, de pérenniser le réseau de vente de proximité, d’accompagner les mutations commerciales et sociétales, et de défendre les intérêts de leurs membres. Prodipresse a pour but d'informer, de communiquer, de dispenser des formations et de mettre en place un label de spécialiste presse, d'inventorier, de cartographier et de mettre en place des outils permettant de rendre la presse accessible au plus grand nombre, de faire un travail de veille économique, d’identifier les enjeux pour la profession (site web collectif, coopérative), de négocier et de représenter le réseau des diffuseurs de presse auprès du monde professionnel dans sa branche d'activité et effectuer un travail de lobbying auprès des différents acteurs économiques, politiques et sociaux. »

L'avis de ProDiPresse

 18/06/2018

Prodipresse et Perstablo, les deux organisations professionnelles francophone et néerlandophone des libraires/presse en Belgique, demandent un véritable plan de politique de santé publique efficace.

Le SPF Santé nous a informés ce mardi 12 juin du projet de la ministre d’introduire le paquet neutre. Mais de l’aveu même de Mathieu CAPOUET, le fonctionnaire en charge du dossier, cette mesure ne sera efficace que si elle est accompagnée d’autres mesures. Prodipresse et Perstablo se posent dès lors la question de savoir quel sera le réel impact de cette mesure, hormis le côté emblématique, si elle n’est pas accompagnée d’une vraie politique cohérente et complète.

La ministre s’appuie sur des éléments d’enquêtes dont on ne connaît pas les sources, avec de nombreuses incohérences aux niveaux des dates et des informations partielles. Prodipresse et Perstablo estiment qu’il est temps d’avoir une politique de santé globale, qui tient compte des aspects liés à la santé publique et à la sensibilisation des consommateurs. Il serait plus intéressant, pertinent et efficace de réellement consulter les parties prenantes et de réfléchir ensemble à établir une politique de santé, tout en tenant compte de tous les impacts de ce type de mesure et en anticipant les modes de consommation de l’avenir.

Le réseau a un rôle à jouer dans la santé publique du pays. Nous sommes un réseau de spécialistes de produits de vente non-libres (tabac, jeux, alcool) et dont c’est le chiffre d’affaires principal. Nous voulons être acteurs, réels partenaires de la politique santé, mais force est de constater que notre avis n’est pas pris en compte. Nous ne sommes pas consultés et ne recevons jamais de réponse à nos courriers. Les libraires presse du pays font appel à un réveil du monde politique, des mandataires et de l’opinion publique. Nous sommes un maillon indispensable dans ce processus. Nous sommes sur le terrain, nous informons nos clients, nous les connaissons et nous les guiderons en fonction des mesures qui seront prises suite à un vrai débat et un vrai choix pour notre société de demain.

En Allemagne, le paquet neutre n’existe pas et la publicité est toujours autorisée dans les lieux publics. Ce pays enregistre pourtant le plus bas taux de jeunes fumeurs grâce à une politique de prévention efficace et adaptée au jeune public. En France, le paquet neutre est d’application avec une politique de prix forts sur le tabac traditionnel. Par contre, la Ministre de la Santé s’est positionnée en faveur des nouvelles technologies comme l’e-cigarette pour que le réseau puisse aider les fumeurs à transiter vers des produits moins nocifs. C’est également le cas au Royaume-Uni.

Pour Prodipresse et Perstablo, il est donc grand temps que ce débat au sein des instances publiques ait lieu. Les deux organisations confirment leur volonté d’y jouer un véritable rôle sociétal comme leurs membres le font au quotidien dans leur commerce de proximité. Pour rappel, le Parlement reconnaissait le 16/05/2015 au travers d’une résolution (DOC 53 1710/006) le « rôle précieux que jouent les marchands de journaux dans le tissu économique et social (…) ».

Pour toute information complémentaire :

      • Xavier DEVILLEPrésident de Prodipresse - 00 32 475 80 41 49
      • Yannick GYSSENSPrésident de Perstablo - 00 32 475 48 77 49

« Prodipresse et Perstablo sont des associations qui ont pour objet de développer le professionnalisme du réseau de vente, de pérenniser le réseau de vente de proximité, d’accompagner les mutations commerciales et sociétales, et de défendre les intérêts de leurs membres. Prodipresse a pour but d'informer, de communiquer, de dispenser des formations et de mettre en place un label de spécialiste presse, d'inventorier, de cartographier et de mettre en place des outils permettant de rendre la presse accessible au plus grand nombre, de faire un travail de veille économique, d’identifier les enjeux pour la profession (site web collectif, coopérative), de négocier et de représenter le réseau des diffuseurs de presse auprès du monde professionnel dans sa branche d'activité et effectuer un travail de lobbying auprès des différents acteurs économiques, politiques et sociaux. »