Zoom libraire

 11/07/2019

Au début du mois de mai, la librairie/presse Le Manuscrit a rouvert ses portes après cinq jours de travaux à la suite de la reprise du magasin. Un changement de propriétaire qui n’a pas vraiment dépaysé les clients habitués, puisque les nouveaux libraires/presse ne sont autres que Laurence, la fille des propriétaires précédents et son mari Nicolas.

Et s’ils ont gardé tout ce qui faisait le succès de la librairie/presse, ils sont également arrivés avec leurs idées et améliorations, dont un plus fort ancrage local via la vente de produits de la région.

 

Bonjour Nicolas, quelle est l’histoire de votre librairie/ presse ?

Nicolas : Bonjour Colin. Les origines de ce magasin remontent à une petite trentaine d’années. À ce moment-là, c’était un petit magasin comme une épicerie. Il a ensuite été transformé en un magasin de vêtements quelques mois seulement avant de devenir une librairie/ presse il y a une vingtaine d’années.

Depuis 2006, les parents de mon épouse tenaient ce commerce et il nous arrivait de leur donner un coup de main, notamment quand ils partaient en vacances. Nous nous occupions alors de la gestion du commerce. Finalement, ils ont commencé à parler de remettre la librairie/presse, car ils avaient tout doucement envie de raccrocher. Nous en avons discuté entre nous avec mon épouse et nous nous sommes dit que nous étions partants ! Ce n’était pas trop prévu à la base, mais cela nous a semblé être la bonne chose à faire et nous en avions envie.

 

Vous venez de rouvrir après quelques jours de travaux. Quels changements avez-vous apportés ?

Nicolas : Premièrement, nous avons tout repeint à l’intérieur et les châssis à l’extérieur. Nous avons changé le comptoir de place afin d’améliorer la disposition de notre librairie/presse et nous avons remplacé tout le mobilier.

Pour le comptoir, nous l’avons récupéré et retapé, mais pour le reste des meubles en bois, nous sommes passé par une entreprise qui les confectionne à partir palettes « usagées » et qui met des personnes au chômage au travail. Nous trouvons que ça correspondait bien à ce que nous voulions pour notre commerce au niveau du visuel et aussi au niveau des valeurs que nous désirons véhiculer. Avec la nouvelle disposition du magasin, l’espace est agrandi et nous avons donc plus de place pour les articles et produits que nous proposons.

Au niveau de la signalétique de notre point de vente, nous avons également fait écrire le nom (Le Manuscrit, une librairie de proximité) des deux côtés de la vitrine. C’est quelque chose qu’il n’y avait pas avant et que nous trouvions qu’il manquait.

C’est toujours chouette d’entendre les premières réactions positives des clients lorsqu’ils redécouvrent le magasin. Cela nous a demandé pas mal de travail, mais nous sommes très heureux du rendu final !

 

Cette réouverture s’est accompagnée d’un grand concours…

Nicolas : Au départ, nous avions comme idée d’organiser un concours avec des places à gagner pour le parc animalier Pairi Daiza. Nous les avons donc contactés, mais ils n’étaient pas très chauds pour faire un concours qui dure plus d’une semaine, or nous étions partis sur une durée d’un mois.

Nous nous sommes alors tournés vers les commerces locaux voisins qui ont tout de suite accepté de nous accompagner dans ce concours pour la réouverture de notre magasin. Durant un mois, tous les clients de notre librairie/presse avaient la possibilité de remplir un formulaire de participation afin de gagner des bons de 50 euros dans quatre commerces locaux. À savoir : le restaurant La Ferme Rose, l’épicerie Au Petit Poids, l’institut de beauté Ambiente et P. & A. Gelin Vins. Toutes les semaines, nous tirions au sort un formulaire, ce qui a donné quatre grands gagnants. Cette idée de concours était vraiment importante pour nous, car elle permettait de marquer le coup lors de la réouverture et aussi de faire (peut-être) découvrir les autres commerces locaux à nos clients qui n’y avaient jamais mis les pieds. L’avantage, c’est que nos partenaires pour ce concours en ont eux aussi fait la publicité et ont parlé de nous. Tout le monde en ressort donc gagnant !

 

"Développer une étagère avec une étagère de produits locaux"

 

Avez-vous également développé de nouveaux produits à la suite de cette reprise ?

Nicolas : Comme toute personne qui reprend un commerce, nous avions déjà réfléchi à quelques pistes en amont, afin de ne pas tout décider à la dernière minute.

Dès l’instant où nous avions pris notre décision, nous avons commencé à demander aux clients s’il y avait des produits qu’ils souhaiteraient trouver dans notre librairie/presse. Que ce soit des nouveaux articles, ou des choses qui étaient vendues avant, mais qui ne l’étaient plus aujourd’hui. Après, on a fait le tri dans toutes ces idées. Faire plaisir à ses clients est important, mais on ne va pas lancer toute une procédure de commande, de contact de fournisseurs, etc. juste, car deux clients veulent un produit en particulier. C’est suite aux demandes du genre que nous avons par exemple recommencé à vendre des piles. Avec mon épouse, notre grande envie était de redévelopper le livre dans notre magasin. Il y en avait toujours eu un peu, mais nous trouvons que c’est un produit intéressant et nous pensions que notre clientèle pouvait bien y accrocher. Nous travaillons notamment avec une société qui publie des livres du Brabant wallon (écrit par un auteur de la région, parlant de la région, etc.). Ce choix nous permet aussi de mettre notre ancrage local en avant. Nous avons fait pas mal de publicité autour du fait que nous avions une belle offre en livres. Pour l’instant, cela fonctionne plutôt bien et nous avons pas mal de commandes de livres.

Au niveau des réservations, nous avons aussi voulu mettre les bouchées doubles. Nous pensons que c’est un réel plus pour nos clients. En plus, comme tout est préparé, quand on voit, par la vitrine, un client habitué arriver, on peut lui sortir sa commande. Un autre grand projet que nous avons avec mon épouse, et que j’ai déjà un peu évoqué, c’est de développer une offre de produits plus sains et locaux. Forcément, si vous vendez des boissons et des confiseries, vous devez avoir les grandes marques et les « classiques », mais nous incorporons petit à petit des produits meilleurs pour la santé. C’est une volonté que nous avions et qui correspond à comment nous voyons l’avenir de notre commerce également.

De l’autre côté, nous avons des produits qui ne nous intéressent pas du tout. Par exemple ceux de la poste, nous n’avons pas la place pour des colis et cela ne nous semble pas en adéquation avec notre commerce, du moins actuellement.

Il en va de même pour les paris sportifs qui ne nous intéressent pas pour le moment, car nous avons déjà suffisamment de produits. Et puis cela veut dire qu’il faudrait trouver de la place pour au moins une borne dans le magasin.

Dernier changement que nous avons voulu, c’est être présents sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur Facebook. Nous avons lancé une page du magasin lorsque mes beaux-parents tenaient encore la librairie/presse. Comme nous sommes affiliés à l’UCM, nous avons pu profiter de leurs conseils avant de nous lancer sur internet. Ce fut notamment super utile pendant notre concours, car nous avons pu identifier les différents magasins partenaires.

Au début, nous voulions un site internet et nous avions demandé une remise de prix. Mais au vu du montant demandé qui était de plusieurs milliers d’euros, nous avons fait le choix des réseaux sociaux. Surtout quand vous savez qu’il est assez difficile de quantifier le réel retour sur investissement d’un site internet.

 

Quelles sont vos premières impressions en tant que nouveaux libraires/presse ?

Laurence : Sincèrement, nous sommes étonnés par tout ce qu’il y a à faire ! Mes parents avaient toujours l’air cools et zens. Alors que nous, nous courons un peu partout. Vous avez toujours quelque chose à faire en magasin comme enlever les titres rappelés, ranger les nouveautés, remettre des produits en place, ou en réserve au niveau du stock. On ne s’arrête jamais. Mais bon, comme c’est un métier qu’on aime, c’est plus facile et le contact avec les clients est un véritable moteur.

Nicolas : En plus d’être libraires/ presse et parents, nous avons tous les deux gardé nos emplois sur le côté. Ma femme travaille encore un peu comme indépendante pour son ancien patron et de mon côté je suis échevin à Braine-le- Château. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer !

 

 

Quels sont vos projets pour votre magasin dans le futur ?

Nicolas : Notre ligne directrice va vraiment être d’essayer d’avoir des produits de plus en plus sains. Comme je l’ai expliqué précédemment, nous n’allons pas virer ce qui marche bien, mais surtout développer une étagère avec une étagère de produits locaux (gaufres, vins, bières) en collaboration avec les magasins locaux.

Le prochain changement sera d’avoir un vrai système de caisse avec un scan, ce qui devrait nous faciliter grandement la gestion des stocks.

Finalement, nous allons regarder pour engager un(e) étudiant(e) pour nous donner un coup de main dans le futur.

 

 

Comment voyez-vous le futur du réseau ?

Nicolas : Sans surprise, je pense que la proportion de la presse va diminuer, comme nous l’observons ces dernières années, mais que le reste de nos produits va continuer à exister. Bien sûr, il y aura encore des hauts et des bas. Regardez la cigarette qui reste un de nos piliers, mais qui est aujourd’hui plus un produit d’appel et que vous ne pouvez pas vivre uniquement grâce à ce que cela vous rapporte.

S’il faut retenir une seule chose par rapport à l’avenir, c’est qu’il faut se diversifier.

 

Zoom libraire réalisé par Colin Charlier pour le Prodipresse Magazine n°88 (Juin/Juillet 2019).

Prodipresse vous informe

 08/07/2019

Dans le cadre de notre action promotionnelle menée en partenariat avec l’Office des Propriétaires, plus de 200 baux immobiliers ont déjà été distribués dans le réseau par David.

Nous avons à nouveau rencontré Guillaume Pinte, administrateur délégué de l’OP, pour faire le point sur les spécificités de leurs baux et sur le type de clientèle qui est intéressé par ce type de produits.

 

Bonjour Monsieur Pinte, il y a un presque deux mois, une action promotionnelle de vos baux a été menée avec Prodipresse. Quels sont les avantages pour le libraire/presse de vendre des baux de l’Office des Propriétaires ?

Guillaume Pinte : Le bail de l’OP est une référence dans le domaine de la location depuis des années. L’avantage essentiel pour le propriétaire est d’être certain que le bail qu’il achète est à jour juridiquement.

Et surtout, qu’il correspond à la législation de la Région où est situé le bien mit en location. Non seulement le bail ne risque pas d’être annulé par un juge de Paix, mais surtout il comporte toutes les spécificités des immeubles anciens et neufs en termes de répartitions de charges.

Il est très détaillé et le locataire ne peut pas prétendre ne pas au courant de ses obligations d’entretien par exemple.

 

Quelle marge le libraire/ presse obtient-il ?

Guillaume Pinte : Une marge de 25%.

 

Pourquoi tant de baux différents ?

Guillaume Pinte : Depuis la dernière réforme l’État, le bail est régionalisé. Chaque région a donc modifié la législation sans toujours tenir compte des autres régions. Ce qui apporte une certaine confusion dans le bail à utiliser. L’Office des Propriétaires est le seul à proposer un catalogue complet de baux pour toutes les locations possibles, excepté le bail à ferme. Les derniers baux mis à jour sont les baux de colocations et baux étudiants. Il y a des spécificités entre la Wallonie et Bruxelles qu’il vaut mieux connaître…

 

Quels sont les petits trucs et astuces que vous conseilleriez au libraire/presse pour placer ce produit ?

Guillaume Pinte : Les personnes qui achètent une affiche « à louer » sont bien évidemment les premiers à être nos clients en librairies/presse. Bien souvent, ils ne connaissent pas les avantages d’avoir un bail qui est juridiquement bétonné. C’est lorsqu’on a un problème avec un locataire que l’on se rend compte que ce que l’on avait « trouvé » sur internet n’était pas correct. C’est à ce moment-là que l’on se dit que les 15 euros ne valaient pas grand-chose face au problème d’un bail annulé en Justice de Paix…

 

Que doit faire un/e libraire qui souhaiterait commander vos produits ?

Guillaume Pinte : Tous les baux sont disponibles sur le site Distriweb des AMP. Ils seront livrés à la pièce en 24h. Pour les trouver, il suffi t de taper dans recherche « bail » et ils apparaissent tous. Attention de ne pas vous tromper de région. Le logo de chaque région est clairement indiqué en haut à droite de la couverture.

 

Cet article provient du Prodipresse Magazine n°88 de Juin/Juillet 2019, consultable dans son entièreté ici.

L'avis de ProDiPresse

 04/07/2019

Dans tous les contrats, il y a des conditions générales et certaines dispositions particulières qui le composent. Il faut TOUJOURS tout lire et bien comprendre à quoi
cela vous engage.

Au-delà des promesses du représentant de la société, seul votre contrat fera force de loi auprès d’un juge si une des parties n’est pas d’accord sur ses obligations et toutes les belles promesses de votre représentant n’existeront plus si elles n’ont pas été écrites et validées par le responsable de la société.

 

En général, un contrat est prévu pour définir les obligations de chaque partie dans le cadre d’une collaboration commerciale.

Dès lors, si le contrat vous est proposé par votre futur partenaire, il y a beaucoup de chance qu’il mette plus d’obligations de votre côté que du sien et que vos obligations soient plus contraignantes que les siennes. Il est donc important de les lire à tête reposée et de bien comprendre à quoi vous vous engagez aussi bien sur les montants financiers que sur les délais. Prenez toujours au moins 48h pour vous donner le temps de lire et comprendre votre contrat avant de signer. Si votre représentant n’est pas capable de vous donner une explication claire et précise ou vous répond que ce point « n’est pas important parce que jamais utilisé », méfiez-vous doublement. Pour rappel vous êtes le propriétaire de votre magasin et si elle vous démarche, c’est que la société en face de vous a un intérêt à travailler avec vous, donc imposez vos conditions. Prodipresse est aussi là pour aider ses membres à comprendre les articles du contrat posant problème et à les aider à choisir le bon contrat.

Les contrats de paris sportifs n’échappent pas à la règle et nous vous proposons un petit florilège de ce qui nous a été soumis, qui est tout simplement inacceptable et même très dangereux pour vous. Dans certains contrats, c’est carrément un droit de préemption sur votre commerce que vous validez en le signant.

 

Un droit de quoi ? De préemption ? C’est quoi ce truc ?

C’est le droit qu’aura l’opérateur sportif sur la reprise de votre commerce si vous ne répondez pas aux critères et obligations inscrites en toutes lettres dans votre contrat. Autrement dit, si vous ne remplissez pas vos obligations, il aura le droit d’annuler la reprise de votre commerce en lieu et place du repreneur que vous auriez trouvé, et de le reprendre… mais à ses conditions ! Le plus souvent, il s’agit de faire accepter au repreneur la signature du nouveau contrat avec l’opérateur sportif existant, mais on ne vous dit pas si ce sera aux mêmes conditions. Il en sera souvent aussi de votre responsabilité si votre repreneur ne peut obtenir une licence F2 à son nom… éléments difficiles à connaître et à faire accepter à un repreneur éventuel.

 

Durée et résiliation

Votre durée de contrat ne doit pas excéder la durée de votre licence F2, à savoir 36 mois (3 ans). Dans certains contrats, notamment celui d’un opérateur sportif lié à un quotidien, il va jusqu’à 108 mois soit neuf ans ou la durée de trois licences. Ne vous engagez JAMAIS pour des durées aussi longues : vous vous bloquez et ne pourrez pas vous diversifier si le produit fonctionne.

De plus, en cas de résiliation avant l’échéance vous allez devoir payer une indemnité à l’opérateur. Dans le cas des 108 mois, elle sera « égale à la moyenne du revenu brut des jeux des six derniers mois précédents la date de rupture du contrat multiplié par le nombre de mois à échoir jusqu’à l’expiration du contrat ». Autrement dit, après trois ans vous voulez arrêter et avec un « petit » revenu brut des jeux de 1.000 €/mois vous allez devoir payer 1.000 € multiplié par les 72 mois restants, soit 72.000 €… si vous avez 5.000 € de revenu brut des jeux cette somme monte à 360.000 € !

D’autant plus important que si vous cédez votre libraire/presse dans cette période et que votre repreneur ne parvient pas à obtenir sa licence, VOUS serez considéré comme ayant rompu fautivement le contrat et donc vous devrez payer les sommes ci-dessus.

Il en est de même si vous déménagez dans le même quartier, vous devrez continuer aux mêmes conditions alors que votre licence devra être renouvelée puisqu’elle est attribuée à une personne physique ou morale et pour une adresse donnée. Un changement d’une de ces trois options entraîne la perte de la licence en cours et l’obligation d’en reprendre une nouvelle et le paiement d’une nouvelle cotisation complète sans remboursement partiel de l’ancienne. Alors, réfléchissez bien aux conséquences d’un déménagement ou à des dates les plus appropriées pour le faire.

 

Obligations de l’exploitant

Comme expliqué, elles sont plus souvent nombreuses pour l’exploitant que pour l’opérateur. Dans certains contrats qui nous ont été soumis, elles peuvent aller jusqu’à plus de 10 points tout en laissant planer beaucoup trop d’incertitude sur leurs applications et un flou dans lequel l’opérateur pourra l’interpréter à vos dépens en vous mettant en tort.

Outre les classiques et justifiés du type « l’exploitant respecte les exigences de la commission des jeux de hasard relatives à la licence F2 », il y en a beaucoup qui sont « libres » dans leur interprétation et donc sujet à problèmes. Quelques exemples :

  • L’exploitant prévient immédiatement : est un délai trop vague qui pourrait se retourner contre vous. Immédiatement sous-entend sous les 24h ou dans les trois jours ou dans la semaine ?
  • L’exploitant accepte d’utiliser le règlement rédigé par l’opérateur qu’il s’engage à afficher et veille à ce qu’il soit connu et respecté par ses clients. L’opérateur pourra modifier à tout moment et le rendre plus pertinent aux enjeux du métier : la preuve de l’application de cet article sera à votre charge en cas de litige. Imaginez que vous deviez faire signer chaque joueur pour qu’il vous confirme qu’il a pris connaissance dudit règlement et qu’il va le respecter… et quand l’opérateur le change il n’y a pas d’obligation de sa part de vous en avertir de façon claire et précise ni le délai. Un point très délicat surtout quand il fait partie de vos obligations et que si vous ne les respectez pas, elles peuvent amener l’opérateur à casser le contrat tout en en mettant la faute sur votre compte, ce qui nous amène à revenir aux mesures d’un contrat rompu fautivement avec des dédommagements financiers.
  • L’exploitant accepte que l’opérateur installe du matériel de promotion et il accepte de mettre à disposition de ses clients tout le matériel que l’opérateur lui communiquera : dans ce cadre afin de ne pas être victime d’abus et d’un envahissement de PLV il vaut mieux prévoir clairement l’emplacement des bornes et les limites de l’espace disponible pour leur promotion sans quoi votre libraire/presse risque de ressembler à une agence de paris sportifs. Il en va de même pour le matériel supplémentaire (décoration, chaise, table, enseigne, etc.) mis à votre disposition et qui pourrait vous bloquer juridiquement ou moralement pour accepter un second opérateur. Pour ce qui est des enseignes, n’oubliez pas que dans certaines communes elles sont soumises à autorisation de placement et à une taxe. Faites préciser dans le contrat que cette taxe n’est pas à votre charge ainsi les démarches et coûts liés à son installation et désinstallation le jour où votre contrat se termine.

En résumé, chaque clause du contrat vous engage de façon définitive sur celle-ci et il donc CAPITAL que vous sachiez exactement à quoi cela correspond et quelles en sont les conséquences et obligations.

 

Commission et autres avantages

Dans ce cadre, il existe aujourd’hui sur le marché deux types de contrats :

  • Le premier qui vous propose une commission sur le net gaming ;
  • Le second qui vous propose une commission sur les mises. La commission sur le net gaming consiste à vous donner de 30% à 60% sur la somme qui reste une fois les gains, taxes et autres suppléments déduits des mises. Cette forme paraît très intéressante, mais veillez au grain, car si vous avez de bons parieurs en votre commerce, elle risque de ne rien vous rapporter pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois.

En effet, si vous encaissez 1.000 € de mises sur la semaine et que l’ensemble de vos joueurs gagnent autant que les mises, 50% de 0 € cela reste 0 €. Pire si vous avez un gain de 5.000 € par exemple, celui-ci devra être reporté sur plusieurs semaines (jusqu’à six semaines dans certains contrats).

Dans notre exemple de 1.000 € de mises par semaine et de 5.000 € de gain, cela veut dire que vous ne toucherez plus rien pendant cinq semaines, c.-à-d. plus d’un mois sans rentrée financière pour vous (mais pour l’opérateur). Il n’est pas rare de voir des libraires/presse ne rien gagner alors que votre machine consomme du courant et prend de la place sans que cela ne vous rapporte rien. Tenez toujours compte que l’opérateur lui n’est jamais perdant.

Cas extrême, c’est de devoir demander à un client bon parieur de ne plus venir jouer chez vous parce qu’il ne vous permet pas de gagner votre vie. Quand vous avez ce type de configuration sur des contrats pendant 108 mois, vous risquez très gros, mais pas l’opérateur qui sera peu enclin à vous changer le contrat.

Certains de vos collègues ont déjà vécu le cas et ont débranché la machine pour la mettre en panne. L’opérateur est revenu à la charge en stipulant que dans les obligations de l’exploitant, il faut que cette borne fonctionne et soit disponible pour que les clients puissent jouer au risque de vous mettre en défaut sur le contrat et ainsi provoquer une rupture dans votre chef avec les conséquences évoquées ci-avant. Il n’est pas rare d’avoir un représentant qui vous floue en vous signalant que vous allez toucher 50 % du net gaming et en vous disant que si vous avez 1.000 € de mises moins 200 € de gains vous allez toucher 400 € de commissions… sauf que souvent il « oublie » de vous dire qu’il faut encore déduire d’éventuelles taxes, TVA ou autres frais à votre charge et que dès lors vos 400 € ne font plus que 300 € voir moins… on est loin des 50 % de commissions que vous espériez nettes.

Dans le second système (celui des commissions sur les mises), vous pouvez toucher des pourcentages différents sur toutes les mises. Ainsi en fonction du nombre de paris que votre joueur prend, vos marges augmentent, car le risque qu’il ne gagne pas augmente aussi pour l’opérateur. Vous pouvez vous retrouver avec des marges fixes allant jusque 20% sur plus de 10 paris pris sur un seul ticket.

Il y a aussi un revers dans le cas ou votre joueur ne prend pas de risque (1 ou 2 paris sur son ticket) et que les gains sont supérieurs à plus de 95% des mises, vous ne touchez pas de commissions sur cette tranche. Mais vous continuez à gagner sur toutes les autres.

Ce système est celui qui est validé par Prodipresse, car vous ne jouez pas contre vos clients et vous n’êtes pas un bookmaker qui prend des risques et peu de gains contrairement aux opérateurs.

 

En résumé

Avant de signer, lisez toujours toutes les clauses de votre contrat et les conditions générales présentes au dos de votre bon de commande. Elles vous engagent de façon définitive, car vous n’avez pas droit à un délai de rétractation (comme un consommateur lambda).

Prenez au min. 48h pour les relire à tête reposée et n’hésitez pas à poser des questions. Si les réponses semblent évasives, peu claires ou que vous ne comprenez pas les tenants et aboutissants de votre contrat, postposez sa signature.

Soyez encore plus vigilants quand votre représentant vous met la pression. Vous êtes le patron de votre commerce, donc c’est vous qui allez peut-être perdre de l’argent ou faire une mauvaise affaire et pas le représentant. Si vous avez des doutes, contactez Prodipresse pour que nous vous aidions à y voir clair.

 

Cet article écrit par Xavier Deville a été publié dans le Prodipresse Magazine n°88 de Juin/Juillet 2019

Prodipresse vous informe

 13/06/2019

En 2019, Prodipresse et l’Office des Propriétaires ont souhaité renouer leur partenariat afin de proposer des avantages aux libraires/presse. Dès le mois d’avril, une première action a été lancée lors de laquelle l’OP a offert des baux immobiliers lors des visites de David.

Dans le cadre de cette collaboration, Prodipresse a rencontré Guillaume Pinte, administrateur délégué de l’Office des Propriétaires, afin qu’il vous en dise plus sur sa société ainsi que sur les nouvelles règles en vigueur.

 

 Bonjour Monsieur Pinte, pouvez-vous nous présenter l’Office des Propriétaires ?

Guillaume Pinte : Bonjour Colin, l’Office des Propriétaires est un acteur majeur en Belgique dans la gestion immobilière.

Fort de ses septante-cinq collaborateurs présents à Bruxelles et Gand, l’OP répond à toutes les demandes au sujet de la gestion des biens immobiliers privatifs, des immeubles en copropriété, de la location et de la vente des biens confiés.

Sans oublier la publication des baux de locations qui sont édités à l’OP depuis plus de cinquante ans.

 

Comment s’organise la gestion interne de votre société ? Quels sont les différents départements qui la composent ?

Guillaume Pinte : L’Office des Propriétaires est organisé en plusieurs départements comme celui de gestion, la gestion Syndic., la gestion Privative, etc., avec comme unique et seul but de gérer les biens immobiliers en gestion en ayant pour premier objectif d’améliorer la gestion.

En gestion Privative, qui est en fait de la gestion de patrimoine immobilier, notre préoccupation est de garantir le meilleur rendement au propriétaire. Pour la gestion Syndic., c’est de gérer au mieux les dépenses de la copropriété afin, là aussi, que le propriétaire ait un meilleur retour sur investissement.

Nos publications des baux de location sont suivies via une veille juridique qui assure une mise à jour régulière de nos publications. Chaque fois qu’il y a une modification de la législation, nos baux sont mis à jour par un bureau d’avocats spécialisé en droit immobilier.

 

 Vous parlez de baux de location, quels sont les produits que vous proposez ?

Guillaume Pinte : Depuis la dernière réforme de l’État, le bail est régionalisé. Cette réforme nous a obligés à revoir l’ensemble des baux à l’OP.

Actuellement, le bail résidentiel est différent dans les trois régions du pays. Il est disponible en français et néerlandais pour les trois régions. Même le bail résidentiel pour la Wallonie a été traduit en néerlandais pour nos clients se trouvant en commune à facilités côté francophone, mais qui voulait proposer un bail en néerlandais.

Cette multiplication des baux suite à la dernière réforme de l’État nous a amenés à proposer vingt-huit sortes de baux différents en tenant compte des versions francophones et néerlandophones.

 

Quand la législation a-t-elle été modifiée ?

Guillaume Pinte : La législation a été modifiée pour Bruxelles et la Wallonie en 2018. Ceci essentiellement avec l’arrivée du bail de colocation et le bail étudiant.

Ce changement pour les baux de colocations et étudiants est une réelle avancée tant pour le propriétaire que pour le locataire. On a nettement clarifié les droits et obligations des parties. En Flandre, le bail résidentiel a été modifié début 2019.

 

Que pouvez-vous nous dire sur le partenariat que votre société a avec Prodipresse et des baux qui seront offerts lors de la première action menée en commun ?

 Guillaume Pinte : L’OP et Prodipresse avaient déjà travaillé ensemble par le passé, il semblait donc tout naturel que cette collaboration continue.

En partenariat avec Prodipresse, l’Office des Propriétaires propose donc de découvrir ces nouveaux baux de colocations et baux étudiants en offrant un exemplaire de chaque d’une valeur de vente de 35 euros aux libraires/presse membres de votre organisation professionnelle.

 

En parlant des libraires/presse, quels sont les clients susceptibles d’acheter un bail de l’Office des Propriétaires ?

 Guillaume Pinte : Tous les propriétaires ou locataires en Belgique. Vous pouvez proposer un bail à toute personne qui vient acheter une affiche « à vendre » ou « à louer » ! Nos baux couvrent 100% des besoins en termes de contrats de location, allant du bail commercial courte durée pour la Flandre en passant pour la location d’une caravane en Wallonie.

Vous devez voir cela comme un service dans vos librairies/presse qui permet aux propriétaires d’être en ordre avec la législation et d’être couverts juridiquement avec un bail complet.

 

 Quelles sont les marges pour le libraire/presse sur un bail ?

 Guillaume Pinte : Les baux sont commandables via la plateforme Distriweb des AMP et la marge est de 25% pour les libraires/presse.

 

Cet article provient du Prodipresse Magazine n°87 d'Avril/Mai 2019, consultable dans son entièreté ici.

Zoom libraire

 22/05/2019

Avec ses 33.000 m² de superficie, le centre commercial des Bastions à Tournai accueille en son sein une petite centaine de commerces différents. Parmi ceux-ci, la librairie/ presse Ludorama est présente depuis l’ouverture du shopping en 1978. Spécialisée dans les cadeaux, elle offre également à ses clients une offre presse assez conséquente, ainsi que des produits que vous ne trouverez pas dans les grandes chaines. Partez à la rencontre d’une librairie/presse atypique de centre commercial !

 

Bonjour Monsieur Coussement, comment êtes-vous devenu libraire/presse ?

Jérémie Coussement : Bonjour Colin. En fait la librairie/presse a été créée en 1979 en même temps que la galerie commerciale. J’étais ami avec le fils du couple de libraires/presse et un jour, alors que nous jouions au badminton ensemble, il m’annonce qu’il a reçu une offre pour racheter le commerce et me demande d’y jeter un œil. Il faut savoir que j’ai une formation de comptable et à l’époque je possédais une maison de repos.

Je lui ai dit qu’il se faisait arnaquer et que je voulais bien lui racheter la librairie/presse en augmentant l’offre s’il restait pour me former, car je n’avais aucune expérience dans le monde de la presse. Il a accepté et, en 2006, j’ai donc repris son commerce, tout en le gardant comme employé.

D’ailleurs ce qui me fait sourire, c’est que treize ans plus tard des clients pensent que c’est encore lui le patron ! Aujourd’hui, nous sommes dix personnes à travailler dans le magasin, ce qui représente six équivalents temps plein. Nous sommes toujours minimum deux dans la librairie/presse et le samedi nous sommes à quatre.

 

J’imagine qu’il y a des spécificités à être dans une galerie commerciale ?

Jérémie Coussement : C’est exact ! Déjà au niveau des horaires, vous devez vous caler sur ceux de la galerie. Le matin, nous ouvrons donc à 8h30, ce qui fait que nous n’avons pas cette clientèle de gens qui viennent acheter leur journal tôt le matin pour le lire en déjeunant. Le dimanche, nous sommes fermés, comme tous les autres commerces du shopping.

Dans l’autre sens, nous ne pouvons pas fermer le commerce un jour où le centre commercial est ouvert, sinon nous nous exposons à des amendes.

Au niveau de la sécurité, c’est évidemment le top ! Il y a tout le temps des gardes qui font des rondes en journée et la nuit. Après, on a toujours un peu de vols à l’étalage en journée.

Concernant notre clientèle, nous la drainons surtout du Delhaize qui est juste à côté de nous, car ils viennent faire leurs courses puis passent dans notre magasin. Je dirai que nous avons 30% de clients réguliers et 70% de clients de passage. Ce qui ne nous empêche pas de faire facilement 500-600 passages caisse par jour.

Ajoutez à cela le fait que nous ne sommes pas trop loin de la frontière française. Il arrive donc très régulièrement que des couples de Français viennent visiter la région et en profitent pour faire le plein de tabac chez nous. Ce qui est toujours bénéfique !

 

"Je dirai que nous avons 30% de clients réguliers et 70% de clients de passage. Ce qui ne nous empêche pas de faire facilement 500-600 passages caisse par jour."

 

Vous parlez du Delhaize. Vous ne craignez pas la concurrence des autres commerces du shopping ?

Jérémie Coussement : Mon père m’a toujours dit qu’il y avait trois règles quand vous lancez/reprenez un commerce : l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement. Je suis bien conscient que je suis dans une bonne galerie commerciale. Alors oui, j’ai de la concurrence aux alentours en termes de Loterie avec le Club et le Delhaize, mais le service fait la différence.

Le Delhaize ne fait d’ailleurs pas du tout de presse. Ils ont une machine au paquet pour le tabac, mais ils vont arrêter car ils ont trop de vols, du coup le gérant m’envoie ses clients tabac. Nous avons une bonne entente dans la galerie. C’est plus malin de travailler ensemble.

 

Toujours à propos de la galerie, des grosses rénovations ont eu lieu il n’y a pas si longtemps…

Jérémie Coussement : Elles ont commencé en 2015 pour s’achever en avril 2018. Mais tout n’est pas encore fini, comme les abords du centre commercial. Ils doivent encore fermer le pont en face du magasin donc on sait qu’on va le ressentir.

Pendant les travaux, cela s’est fort ressenti sur le commerce. Nous avons même vu notre chiffre d’affaires baisser de 50% à un moment. Je peux vous dire qu’il faut sacrément s’accrocher à ce moment-là. Heureusement, les ouvriers du chantier venaient acheter leur tabac et leur petite canette dans notre librairie/presse. C’est toujours ça, mais on est loin des marges que vous avez sur des produits type cadeaux.

Du côté positif, nous avons profité de la rénovation pour refaire le magasin. La galerie a été rehaussée d’un mètre, donc nous avons perdu cet espace en hauteur. Nous avons donc entièrement refait la devanture du magasin, ainsi que le carrelage.

 

Avez-vous des produits spécifiques ou des partenariats que vous avez développés ?

Jérémie Coussement : Depuis que j’ai repris le magasin, nous avons lancé les paris sportifs. Nous avons aussi bien développé le Lotto. Nous avons deux machines aux caisses et un Lottomatic. Cela fait bien huit-dix ans qu’on l’a. De base, elle donnait vers la galerie et elle fonctionnait du tonnerre. Ensuite, on a dû la rentrer à cause des travaux et mettre une vitre : le chiffre d’affaires a diminué de 30%. Et depuis l’instauration du lecteur de carte d’identité dessus, cela a encore baissé. Mais je continue à faire beaucoup de ventes au comptoir.

Nous avons aussi certaines spécificités au vu de notre situation. Par exemple, nous ne faisons pas de cagnottes, car notre clientèle ne s’y prête pas. Par contre les pochettes cadeaux se vendent très bien toute l’année.

Sinon, nous avons un accord privilégié avec Hallmark, mais nous essayons d’avoir des partenariats avec des plus petits distributeurs pour avoir des spécificités, car les produits Hallmark sont présents partout.

Concernant les cadeaux, nous travaillons dans le même ordre d’idées. Nous essayons d’avoir des produits qu’on ne retrouve pas ailleurs, surtout dans les autres commerces de la galerie. Nous privilégions l’achat en compte ferme, car cela nous permet de négocier des meilleures marges qu’avec du dépôt vente.

La partie cadeau évolue au fur et à mesure. Les produits vendus dans la librairie/presse lors de la reprise n’ont plus rien à voir avec ceux que nous vendons maintenant. Il faut tout le temps s’adapter et aller dans les salons (c’est quelque chose qu’on fait deux fois par an, notamment à Paris).

Nous travaillons avec Moulinsart et leurs produits fonctionnent super bien chez nous. Nous suivons fort les tendances, on a des figurines Pop, des produits Schleich…

Sans oublier que vous devez vous adapter en permanence. Depuis que le magasin Flynn Tiger est arrivé dans la galerie, nous faisons beaucoup moins dans les gadgets.

 

"Nous essayons d’avoir des produits qu’on ne retrouve pas ailleurs, surtout dans les autres commerces de la galerie."

 

Dans votre magasin, vous avez trois écrans sur lesquels vous diffusez de la publicité pour vos produits. C’est un vrai plus ?

Jérémie Coussement : Totalement et c’est surtout très facile. Là par exemple, il y a une action temporaire liée au Lottery Club. Il me suffi t d’aller télécharger leur vidéo sur Youtube et de la mettre sur les écrans.

À ce propos, je suis à fond derrière des actions comme celle du Lottery Club (ndlr : l’interview a été réalisée mi-avril). Je pense que si vous ne rentrez pas dans le jeu, vous vous sanctionnez vous-mêmes.

Si vous voulez gagner votre vie, il faut essayer de se faire un maximum sur les actions temporaires avec les commissions variables de la Loterie. Lors d’actions passées, j’ai utilisé les écrans pour diffuser la publicité du Subito. Avec ces actions temporaires, ma marge sur les produits de la Loterie est meilleure. Alors oui, il faut être tout le temps derrière, mais c’est comme cela que ça marche.

 

Parlons un peu d’internet, car vous y êtes présent avec une page Facebook, un site internet et même un compte Instagram !

Jérémie Coussement : Aujourd’hui un libraire doit être sur Internet, ne fût-ce que pour gérer sa librairie/presse. Partant de ce constat, nous avons décidé il y a quelques années de créer un site internet et d’y proposer de la vente en ligne sur les produits type cadeaux.

Au début, j’avais un peu peur de me porter préjudice en déviant une partie de ma clientèle en magasin sur le site, mais ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. Le site me permet justement de toucher une clientèle qui ne venait pas chez moi et de vendre plus loin. J’ai par exemple des gens d’Amsterdam, de Brest ou de Marseille qui commandent. Le fait que le site soit traduit en plusieurs langues n’y est d’ailleurs pas étranger !

Quant à la page Facebook, nous essayons de l’alimenter à raison de trois publications par semaine. Mes vendeurs/ses sont équipé(e)s de tablettes donc dès que nous avons des arrivages, ils prennent des photos et publient sur Facebook.

 

Sans oublier votre newsletter et votre partenariat récent avec le programme de fidélité Joyn.

Jérémie Coussement : Concernant la Newsletter, nous avons développé des bases de données clients. Notamment lors d’actions du Lottery Club justement où nous en profitions pour demander aux clients si nous pouvions utiliser leurs coordonnées pour leur envoyer des informations sur nos nouveautés.

Nous avons donc une Newsletter mensuelle et nous travaillons sans cesse à l’amélioration de notre base de données, sans pour autant être trop invasifs, sinon les gens se lassent.

À propos de Joyn, nous venons effectivement de nous lancer avec eux. En résumé, ils proposent une carte de fidélité et une application commune à plusieurs commerçants, mais sur laquelle vous avez des comptes séparés. À chaque achat dans votre magasin, votre client gagne des points.

Il existe plusieurs paliers de points et vous pouvez gagner des cadeaux ou des réductions à chaque fois qu’on en passe un. Chez nous par exemple, vous avez des bons sur des livres ou des cadeaux, une bouteille de vin, un sac réutilisable, etc.

Là où on va un peu plus loin, c’est que certains de mes employés travaillent dans un café ou une friterie le weekend. Et bien à partir d’un certain seuil de points, les clients ont un verre gratuit dans le café en question ou un repas gratuit à la friterie. J’aime bien la publicité croisée et je pense que cela bénéficie à tous ! Et quand un client atteint les 10.000 points, il reçoit un chèque voyage de 500 euros.

À côté de cela, je fais aussi la pub de ma librairie/presse via ma camionnette sur laquelle j’appose des grands magnets avec les infos de mon commerce. J’utilise aussi cette technique quand les fêtes de fin d’année arrivent, car je vends des feux d’artifice. Donc j’utilise des magnets qui mettent ce produit en avant et je roule dans les environs.

 

Vous êtes membre de Prodipresse, pourquoi ce choix ?

Jérémie Coussement : Pour plusieurs raisons. D’abord le fait d’avoir une fédération forte qui va gagner en représentativité, car nous serons beaucoup à la soutenir. Puis pour les actions membres et le groupe Facebook Pro où il est toujours intéressant d’être présent.

Récemment, j’ai suivi une discussion sur le tabac et suite à cela, j’ai été vérifier mes marges, car certaines étaient plus intéressantes chez Colruyt. Il faut toujours être attentif à ce genre d’informations.

 

Quels sont vos projets pour le futur de votre librairie/presse ?

Jérémie Coussement : Surtout développer la partie web. Je constate que l’un ne va pas remplacer l’autre, mais c’est de plus en plus une obligation d’être complémentaire. Par exemple, en fi n d’année, je me souviens d’un calendrier de l’Avent Harry Potter avec des figurines Pop. Dès qu’on l’a eu, on l’a publié sur nos réseaux et on a touché 10.000 personnes en deux jours avec aucun coût. Tout a été vendu super vite.

Sinon, continuer à suivre les tendances et toujours faire deux sessions de salons par année. On doit vraiment se différencier par rapport aux chaînes. Et même si dans mon chiffre d’affaires, les cadeaux ne représentent pas le plus gros, c’est sur ce type de produit que j’ai la meilleure marge.

Sincèrement, je préfère de loin être libraire ici que d’avoir un magasin de vêtements où on plie des pulls toute la journée. Cela bouge tout le temps, on a du passage caisse toute la journée… On s’amuse bien !

Je pense que la société de consommation va continuer à évoluer. Quand Yves a commencé le magasin avec son père en 79, il avait 15% de marge sur le Lotto. Mais, il y a toujours moyen de dynamiser son point de vente. Comment voulez-vous évoluer si vous êtes toujours réfractaire à tout ?

 

Zoom libraire réalisé par Colin Charlier pour le Prodipresse Magazine n°87 (Avril/Mai 2019).

Prodipresse vous informe

 24/04/2019

Suite à l'envoi des cartes postales de la campagne "Votre libraire au cœur de votre quotidien" dans les librairies/presse, celle-ci a été l'objet de deux articles dans la presse : un dans les titres du groupe Sudpresse et un dans les colonnes de l'Écho. Pour rappel, cette campagne a pour objectif, à la veille des élections, de sensibiliser les différents partis politiques aux demandes qui permettront à notre réseau d’assurer leur rôle indispensable dans le tissu social et économique via le soutien de nos clients.

Samedi 20 avril, vous pouviez lire dans les quotidiens du groupe Sudpresse un article présentant la campagne lancée en soutien du réseau des libraires/presse. Le journaliste y met l'accent sur les cinq vidéos, le nombre de cartes postales envoyées dans le réseau (plus d'un million) et le nombre de retours minimum que nous espérons avoir (500.000).

Vous pouvez lire l'article de Sudpresse en ligne en cliquant ici.

Mardi matin, c'est le journal l'Écho qui avait prévu un article sur la campagne. Celui-ci est plus axé sur les différentes demandes du mémorandum, poussé par la campagne qui l'entoure, comme la définition d'une "librairie/presse", le souhait d'être le seul réseau de vente de produits du tabac ou encore la demande d'un subside pour couvrir les frais de port.

Vous pouvez lire l'article de l'Écho en ligne en cliquant ici.

Les organisations professionnelles comptent bien peser de tout ce poids pour obtenir l’intégration de leurs demandes dans le prochain accord gouvernemental. Xavier Deville, président de Prodipresse commente : « Grâce à cette campagne de sensibilisation, nos organisations professionnelles ont l’objectif d’aider les représentants politiques de demain à faire les bons choix. Par leurs soutiens, nous resterons aux yeux de nos clients un réseau responsable, de proximité, qui leur apporte un accueil personnalisé et qui leur propose une offre complète et professionnelle (presse, tabac, jeux). »

Prodipresse est heureuse de voir les quotidiens présenter notre combat pour le réseau et espère que cela incitera vos clients à venir vous demander des cartes postales à scanner et à signer !

 

Prodipresse vous informe

 19/04/2019

Nous vous l'annoncions dans le Prodipresse Magazine n°86, à la fin du mois de mars Prodipresse a gagné son procès au Conseil d’État contre la Commission Des Jeux. Il a été décidé que la CDJ ne pourra pas obliger un libraire d’avoir  de façon obligatoire et cumulative la presse, le tabac, les produits de la Loterie Nationale et des cartes de téléphonie pour obtenir une licence F2.

 « La partie adverse ne s’est pas limitée à définir la notion de « librairie » et à fournir une information sur ce qu’est une librairie au sens de la loi du 7 mai 1999. Elle a imposé des conditions auxquelles il doit être satisfait de manière cumulative pour la procédure d’octroi d’une licence de classe F2 à un libraire » peut-on lire dans l’arrêt du Conseil d’État.

Cela signifie donc que la définition d’une « librairie » de la Commission Des Jeux n’est plus applicable.

Le 4 avril, un article reprenant cette information et détaillant la procédure a été publié dans le journal L'Écho (dans les pages "Entreprises").

De son côté, Prodipresse continue de rencontrer les femmes et hommes politiques qui désirent soutenir leurs libraires en intégrant à la loi de la définition d’une « librairie/presse » telle que présentée dans le mémorandum politique de Prodipresse. Définition basée non plus sur le chiffre d’affaires, mais sur l’espace dédié à la presse dans un point de vente.

Prodipresse vous informe

 18/04/2019

Ce jeudi 18 avril 2019, l'organisation Reporters sans frontières a publié son traditionnel classement mondial de la liberté de la presse. Classée septième sur les cent quatre-vingt pays analysés en 2018, la Belgique recule de deux places et se classe donc neuvième cette année. Une position qui reste positive, puisque notre pays se classe devant ses voisins directs que sont l'Allemagne (13e), le Luxembourg (17e) et la France (32e). Mais pas les Pays-Bas, qui malgré leur perte d'une place se trouvent au pied du podium.

Un trio de tête composé uniquement  de pays nordiques avec la Norvège, la Finlande et la Suède. À l'opposé du classement, on retrouve l'Erythrée, la Corée du Nord et le Turkménistan  (180e et dernier pays).

Selon RSF, la situation générale n'est guère rassurante puisque « le nombre de pays considérés comme sûrs (où les journalistes peuvent exercer leur métier en toute sécurité), continue de se réduire, tandis que les régimes autoritaires renforcent leur emprise sur les médias », se désole l'organisation française.

Alors, comment expliquer le recul de deux places de la Belgique?

« La situation des journalistes et celle de la liberté de la presse se détériorent en Belgique. La mise en place d’une circulaire récente visant à mieux organiser la communication entre la justice et les médias belges a fait bondir la profession. Le texte permettra à un magistrat de contrôler un reportage avant sa diffusion et de décider ce que le public belge verra ou pas » explique RSF. Une mesure en contradiction directe avec la Constitution, qui précise que « la presse est libre » et que « la censure ne pourra jamais être établie ».

« Une restriction à la liberté d’informer d’autant plus mal accueillie qu’elle survient après l’arrestation arbitraire momentanée par la police de journalistes de la RTBF en juin 2018, dans le cadre d’un reportage sur un camp de migrants. Par ailleurs, les journalistes ont fait état ces derniers mois de manque de moyens et de censure. Le 23 février 2019, les salariés de la Radio télévision belge francophone (RTBF) se sont mis en grève pour dénoncer le manque de personnel au moment où l'Association des journalistes belges votait une motion de soutien aux journalistes du groupe de presse wallon L'Avenir, confronté à un plan de restructuration qui prévoit 45 départs », ajoute encore RSF.

Publié chaque année depuis 2002, le classement de la liberté de la presse de RSF compare la situation dans 180 pays sur la base de questionnaires soumis à des experts du monde entier et d’une analyse qualitative.

La carte du Classement mondial de la liberté de la presse 2019 (les pays en tête du classement sont en jaune clair, et évoluent jusqu'aux derniers en noir). © 2019 Reporters sans frontières

Le classement complet et toutes les informations relatives à celui-ci sont disponibles sur le site de RSF au lien suivant : https://rsf.org/fr/classement 

Prodipresse vous informe

 29/03/2019

L’année 2018 est finie et fut bien chargée pour Prodipresse. Elle a été rythmée par les réunions avec les partenaires, les actions concrètes menées pour le réseau et les membres, ou encore l’arrivée de nouvelles personnes au sein de l’organisation. Dans cet article, Prodipresse passe en revue et vous résume de façon très large tous les événements marquants de l’année écoulée.

 

Janvier-Février 2018

Consultation réseau pour le programme de caisse

Le mois de janvier commence sur les chapeaux de roue! Lors de la dernière Assemblée générale en décembre dernier, Prodipresse avait annoncé vouloir réaliser un cahier des charges pour obtenir un programme de caisse et de gestion le plus adapté aux besoins actuels du réseau des libraires/presse.

La semaine du 8 janvier, Prodipresse a lancé une consultation réseau via vos bacs de presse AMP et via la Newsletter des affiliés. Le but de cette démarche était de connaître vos avis et vos attentes afin d’intégrer à ce cahier des charges des améliorations éventuelles par rapport au programme dont vous disposez déjà. Prodipresse a reçu près d’une centaine de réponses et remercie toutes celles et tous ceux qui ont pris le temps de répondre à cette consultation du réseau.

Suite à vos retours, nous avons pu rédiger le cahier des charges qui a été présenté aux différents partenaires et sociétés qui développent et proposent des systèmes de caisse et de gestion. Le projet est toujours en cours et avance bien.

 

Action avec les packs Burnonville

Comme ce fut déjà le cas lors de l’Euro 2016, la société Burnonville proposait des packs de produits spécifiques pour la Coupe du Monde 2018.

Seuls les packs complets étaient vendus via Distriweb, les magasins qui souhaitaient commander les articles séparément devaient attendre le mois de mars que les marchandises soient en dépôt. Avec le risque, évidemment, que les stocks soient écoulés.

Prodipresse et Burnonville se sont associés alors pour proposer une offre réservée uniquement aux membres de l’organisation professionnelle. Ils ont pu pré-commander ces packs, mais aussi les articles séparément.

Le tout à des prix avantageux, comprenant notamment une remise supplémentaire de 10% et avec une livraison anticipée.

 

À noter également en janvier 2018, l’entrée en vigueur du prix unique du livre.

 

 

Mars 2018

Congrès de Culture Presse

Christophe Deloire, Président de RSF.

Du 19 au 21 mars, le bureau directeur de Prodipresse s’est rendu à Paris au congrès de nos collègues français de Culture Presse. Ces moments d’échanges et de rencontres nous ont permis de mieux appréhender le marché en France et ses implications à notre niveau, tout en confirmant de nouveaux partenariats à développer.

Parmi les divers intervenants de ce congrès, les plus marquants furent sans aucun doute Christophe Deloire, Président de Reporters sans frontières (RSF), qui est venu partager sa passion et son combat pour la liberté de la presse à travers le monde et l’Europe, et Michèle Benbunan, présidente-directrice générale depuis quelques mois de Presstalis. Cette société est la messagerie qui assure 80 % du chiffre d’affaires de nos collègues et dont la société a quasi été en faillite, mais qui ne peut tomber au risque de mettre 4.000 diffuseurs de presse et en tout 7.000 personnes au chômage. Avec de sa part, un véritable plaidoyer pour un réseau à rémunérer correctement et une diffusion correcte, le tout sans langue de bois et un échange franc avec les représentants du réseau présents.

 

Collaboration avec BAT

Bien conscient de l’importance du réseau des libraires/ presse qui représente la majorité des ventes de tabac en Belgique, British American Tobacco a montré sa volonté, en partenariat avec Prodipresse et Perstablo, d’améliorer et intensifier la relation entretenue avec chacun des détaillants de notre réseau.

BAT et Prodipresse ont décidé de renforcer leur collaboration en proposant une série d’actions commerciales aux membres de Prodipresse tout au long de l’année 2018 (activités promotionnelles via la nouvelle plateforme internet de BAT).

Le principe était simple : si vous étiez membres, vous deviez vous inscrire sur BATconnect.be via Prodipresse et vous receviez des notifications vous proposant des promotions, des activités et des quiz durant l’année 2018. En 2019, nous continuerons ces actions.

 

Conseil d’administration du 1er mars

Lors de cette réunion, l’équipe de Prodipresse a présenté aux administrateurs présents les résultats des premières cotisations en 2018, ainsi que le résumé des visites de terrain de David.

Il a également été question de la collaboration avec Perstablo pour l’année à venir, ainsi que des résultats du Nouveau Modèle de Rémunération de la Loterie Nationale. Les administrateurs ont aussi été mis au courant des avancées des projets en cours, du mémorandum politique communal et des dossiers menés avec AMP.

 

À noter également en mars 2018, l’invitation de libraires/presse à l’exposition « J’aurai 20 ans en 2030 » par Télépro.

 

 

Avril-Mai 2018

Festival du Rire de Bierges

Comme chaque année, la salle des fêtes Jules Collette de Bierges fut rythmée pendant une semaine par le Festival du Rire de Bierges.

Le dimanche 22 avril, Ladbrokes et Prodipresse organisaient une soirée VIP suivie du spectacle de « Sois belge et tais-toi ».

L’occasion pour l’opérateur de paris sportifs de remercier des libraires/presse proposant leurs services dans leurs points de vente, notamment via une tombola pour leur faire gagner des iPads ou encore des iPhones.

Quatre jours plus tard, le jeudi 26 avril, c’était au tour de la Loterie Nationale d’organiser une soirée avec Prodipresse. Plusieurs membres de la Loterie Nationale étaient également présents. La soirée se conclut par le spectacle de la troupe du théâtre des Deux Ânes de Paris.

 

Des libraires/presse à Paris-Roubaix

Dimanche 8 avril, Bingoal et Prodipresse ont invité une vingtaine de libraires/presse à Mérignies, dans le secteur 10 de la course Paris-Roubaix.

Sur place, les libraires/presse ont pu échanger entre collègues, tout en profitant du soleil, d’un bon repas. Ils ont ensuite assisté au passage des cyclistes vers 15h30.

Un grand concours était également organisé pour remporter un vélo de course d’une valeur de 2.900€. Cadeau remporté par l’invité d’un libraire/presse membre !

 

Mémorandum communal de Prodipresse

Le Prodipresse Magazine n°79 était un peu particulier, puisqu’en son centre se trouvait un mémorandum à destination de tous les élus locaux qui fréquentent vos commerces.

Ce mémorandum communal comprenait un ensemble de points et de sujets sur lesquels Prodipresse estime que c’est au monde politique qu’il revient une part du travail pour assurer notre fonction de commerce de proximité indispensable au tissu social et économique belge.

Les élections communales d’octobre 2018 étaient un premier pas avant les fédérales d’octobre 2019.

Grâce à votre contribution, ces idées avaient la possibilité d’avancer et prendre force de loi ou de règlement afin que la profession puisse continuer d’exister et de vivre correctement sans être prise au piège par des positions non concertées préalablement.

C’était donc votre part du travail à accomplir afin de faire bouger les lignes de notre société, les décisions de votre commune et de vous octroyer la juste part qu’il vous revient dans celles-ci.

 

 

Juin-Juillet 2018

Conseil d’administration du 7 juin

Lors de cette réunion, l’équipe de Prodipresse a présenté aux administrateurs présents le bilan des comptes de 2017, vérifié par les commissaires aux comptes.

Il fut également question du suivi des affiliations de 2018, du mémorandum politique 2018, du nouveau site internet ou encore de la nouvelle base de données interne.

Les administrateurs ont aussi été mis au courant des avancées du projet Dansmazone. be et des différents partenariats négociés pour nos membres.

 

Assemblée générale du 25 juin

À l’ordre du jour, la présentation des comptes et bilans de l’année écoulée, le mémorandum politique 2018 ou encore l'avancement des projets en cours.

Un rappel des activités du semestre écoulé a également été présenté aux membres présents pour information. Prodipresse a réalisé plus d’une centaine réunions avec de très nombreux partenaires commerciaux et institutionnels.

Autre point à l’ordre du jour, la nomination de trois nouveaux ambassadeurs de Prodipresse.

 

Réception annuelle du 14 juin

Comme tous les ans, Prodipresse a organisé sa Réception annuelle en présence des nombreux partenaires commerciaux et institutionnels du réseau des libraires/presse.

Cette année, le thème de cet événement était « Liberté… diffuser. La liberté de diffuser » et mettait l’accent sur l’importance de la liberté de la presse et du rôle d’un réseau de diffusion indépendant.

Lors de cette soirée, deux orateurs ont pris la parole aux côtés de Xavier Deville, Président de Prodipresse, pour développer ce thème. Le premier d’entre eux était Monsieur Pierre-Frédéric Nyst, Président de l’Union des Classes Moyennes.

Durant son allocution, Monsieur Nyst a mis en avant la collaboration entre l’UCM et Prodipresse, ainsi que les projets sur lesquels les deux organisations ont travaillé et continuent de travailler ensemble. Il en a également profité pour revenir sur l’évolution positive du statut d’indépendant en Belgique lors de ces dernières années.

Le deuxième intervenant était Monsieur Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières tout droit venu de France.

Après avoir abordé le classement de la liberté de la presse dans le monde, Monsieur Deloire a rappelé le rôle essentiel que jouait le réseau des libraires/presse dans le maintien de cette liberté et dans la diffusion de l’information.

 

 

Août-Septembre 2018

Lancement du nouveau site de Prodipresse

Fin août/début septembre, le nouveau site internet de Prodipresse a été mis en ligne. Si certains éléments déjà présents sur l’ancienne mouture s’y retrouvaient, d’autres étaient totalement nouveaux. Il existe toujours une partie membre du site, avec des informations exclusives, qui se veut maintenant plus facile d’accès et plus complète.

Mais cette transformation ne s’est pas faite en un jour et fut un travail de longue haleine afin de savoir quelles rubriques garder, moderniser ou tout simplement supprimer. Dans le dossier du Prodipresse Magazine n°81, Prodipresse vous proposait de revenir sur la genèse de ce nouveau site puis de vous présenter toutes les rubriques en détail afin qu’elles n’aient plus de secrets pour vous !

 

Conseil d’administration du 13 septembre

Lors de cette réunion, le bureau de Prodipresse a présenté aux administrateurs présents la révision des comptes de l’année en cours. Il fut également question du nouveau site internet, du mémorandum politique 2018, des différentes réunions ayant eu lieu, du programme de caisse ou encore de la nouvelle base de données interne.

Les administrateurs ont aussi été mis au courant des avancées des projets en cours et des différents partenariats.

 

Le Jour du Libraire Presse

La 24e édition du «Jour du Libraire Presse» a lieu le samedi 21 septembre 2018. Pour la 24e année consécutive, Prodipresse organisait au mois de septembre le Jour du Libraire Presse.

Comme chaque année, cette journée permettait de rappeler l’importance ainsi que le professionnalisme du réseau des libraires/presse et de remercier nos clients. Qu’ils viennent quotidiennement ou pas dans votre librairie/presse.

Suite à l’expérience des années précédentes, Prodipresse avait tout mis en œuvre pour proposer à ses membres qui participaient à cette journée un pack de gadgets digne de ce nom. Ainsi, chaque libraire/presse membre participant a reçu un pack comprenant : des magazines Médor, des revues d’AMP, des crayons Keesing, des crayons Mondial Relay, des sacs Bpost, des gadgets de Bingoal, des gadgets de Ladbrokes, des sacs et des gadgets de Télépro, des magazines distribués par Tondeur, des bics de la Loterie Nationale et des gadgets de Guy Hachette.

 

 

Octobre 2018

Séminaire annuel de Prodipresse

Depuis quelques années la direction et l’équipe de Prodipresse se retrouvent pour organiser le séminaire annuel de l’organisation professionnelle. Ainsi, le weekend du 19, 20 et 21 octobre, le bureau et le directeur de Prodipresse se sont réunis pour faire une analyse de l’année passée et, surtout, pour se projeter sur l’année prochaine.

Ce séminaire a commencé le vendredi par une réunion de l’équipe (David, Colin, Gilles, Dorian) lors de laquelle chaque employé a présenté sa structure idéale pour l’année à venir, que ce soit dans sa fonction ou pour l’organisation professionnelle dans sa globalité.

Ensuite, Xavier, Laurent et Dorian se sont retrouvés samedi pour échanger et débattre de propositions pour mettre sur papier la structure idéale en fonction des besoins et des objectifs choisis.

Une fois la structure mise en place, il a fallu voir combien cela coûte et donc déterminer le budget nécessaire. Dimanche est alors venu le moment des arbitrages via le contrôle budgétaire et les choix qui s’y imposent, en l’équilibrant suivant les rentrées et les sorties.

Ce travail fut présenté au Conseil d’administration qui l’a validé, avant une dernière présentation et une validation de l’Assemblée générale. Ainsi ont été établis les objectifs et le budget pour l’année 2019 qui ont été préparés pendant ces trois journées.

 

Soutien de l’action « La réalité des commerçants de proximité »

Début octobre, plusieurs libraires/presse de la province de Liège ont lancé une action de sensibilisation pour faire découvrir au grand public et aux décideurs politiques une des réalités du métier de libraire/presse: des marges ridicules.

Cette action a été marquée par une pétition lancée en ligne qui a récolté plus de 800 signatures.

En parallèle, une grande bâche a été déployée sur la façade de la librairie/presse Artefum, située en plein centre place Saint-Lambert. Mathieu Brion est un des libraires/presse qui fut à l’initiative de cette action.

Dans les jours qui ont suivi, plusieurs articles de presse furent consacrés à cette action et RTC a même réalisé un reportage dans son JT à ce sujet.

La date n’était pas un hasard, puisque l’action a été lancée deux semaines avant les élections communales. Période durant laquelle les hommes et femmes politiques sont particulièrement sensibles à ce genre de problématiques. Directement interpellés, plusieurs partis politiques ont eu aussi répondu aux libraires/presse à l'origine de l'action, y compris Monsieur Demeyer, bourgmestre de Liège. Une fois de plus, Prodipresse a tenu à marquer son soutien envers cette action et continuera de soutenir dans le futur toute action similaire.

 

 

Novembre-Décembre 2018

Conseil d’administration de novembre

Organisée le 22 novembre, cette réunion a été l'occasion de faire le point sur les gros projets de Prodipresse.

Il a également été question des bonnes relations entretenues avec nos homologues néerlandophones de Perstablo et français de Culture Presse. Ce Conseil d'administration était aussi (et malheureusement) le dernier de Jordan Lefebvre, qui a remis son commerce.

 

Réunion avec Ducarme et De Block sur le paquet neutre

Le 7 novembre, Xavier et Dorian, accompagnés de Perstablo, l’UCM et UNIZO, rencontraient les cabinets des ministres des Indépendants et de la Santé, accompagnés par le directeur du SPF Santé.

Lors cette réunion, nous avions envoyé un message au gouvernement : nous demandions d’être acteurs dans la politique de santé du gouvernement. Les organisations présentes ont affirmé qu’actuellement le plan d’introduction du paquet neutre ne convient pas à nos demandes.

Aucune contrepartie qui compenserait l’augmentation de la charge de travail quotidienne, si ce n’est un an d’adaptation supplémentaire habituellement octroyé lors de chaque changement. Prodipresse continuera d’informer les représentants politiques des demandes de notre réseau francophone qui rencontre encore 200 à 300.000 clients chaque jour. Ces sujets étant nationaux, nous les défendons avec nos collègues néerlandophones.

 

À noter également en novembre et décembre 2018, l’invitation de libraires/presse au Cirque Bouglione par Télépro et l’Assemblée générale.

 

 

Bilan de l’année 2018

Vous l’aurez compris en lisant ce dossier, l’année 2018 de Prodipresse fut chargée au sein de l’organisation.

Au moment de faire le bilan de 2018, toute l’équipe de Prodipresse est fi ère du travail accompli! Mois après mois, réunion après réunion, notre organisation professionnelle a avancé sur plusieurs gros dossiers, comme le lancement de notre site internet, l’écriture des mémorandums politiques, la protection de points primordiaux pour notre métier et des actions concrètes avec des partenaires.

Toute l’année, notre équipe a également négocié de nombreux avantages pour les membres de Prodipresse. Qu’il s’agisse d’avantages financiers sur des produits, d’intervention des partenaires dans la cotisation à notre organisation, ou encore d’invitations à des événements sportifs ou culturels.

De nombreux projets lancés en 2018 sont toujours en cours aujourd’hui et nous souhaitons les mener à terme en 2019.

 

Prodipresse en 2019

Pour l’année à venir, Prodipresse a déjà établi un cahier des charges bien rempli! Voici quelques-uns des objectifs pour 2019 :

  • Réalisation du mémorandum fédéral ;
  • Réussite de notre campagne médiatique « Votre libraire au cœur de votre quotidien » ;
  • Avancée concrète de DMZ ;
  • Lancement d’un nouveau système de caisse ;
  • Augmentation des actions et des avantages destinés aux membres ;
  • Toujours réagir au mieux aux défis politiques, institutionnels et journaliers qui touchent notre secteur ;
  • Sans oublier l'élection présidentielle interne de Prodipresse qui aura lieu en juin.

Et plus que tout, pour 2019, Prodipresse s’engage d’ores et déjà à continuer d’assurer un service de qualité auprès de ses membres, ainsi que de défendre les intérêts du réseau des libraires/presse !

 

Article écrit par Colin Charlier et Dorian Zaj, issu du Prodipresse Mag n°85 de Janvier/Février 2019

Zoom libraire

 26/03/2019

Dans la grande vitrine de la Librairie de l’Eau Noire à Viroinval siège un fauteuil accompagné de plusieurs présentoirs de livres. On s’attendrait presque à voir un client s’installer dans ce petit coin cosy avec un bon roman. Depuis décembre, Laetitia Jacques a repris ce commerce avec l’aide de son mari. Et si ce sont ses premiers pas dans le métier de libraire/presse, elle n’est pas pour autant une inconnue pour les clients de son point de vente. Rencontre avec une « petite nouvelle » dans le monde de la presse !

 

Bonjour Laetitia, pourquoi êtes-vous devenue libraire/ presse ?

Laetitia Jacques : Bonjour Colin ! En fait, la décision a été prise en 2018. Nous étions clients de cette librairie/presse alors tenue par Monsieur Rachart.

Un jour, mon mari discutait avec lui et il a appris qu’il souhaitait remettre son commerce dans un futur proche, ou en tout cas d’ici deux ans maximum.

De mon côté, je venais d’enchaîner deux boulots et quand mon mari m’a parlé de cette opportunité, nous y avons sérieusement réfléchi. Bien sûr, nous avons pris le temps de consulter les bilans, de voir un peu les produits qu’il vendait, etc.

 

Savez-vous pourquoi il souhaitait arrêter son commerce ?

Laetitia Jacques : Il n’a pas eu de chance, car il a connu trois mois de travaux dans le centre-ville. La rue a été ouverte à plusieurs endroits, voire fermée totalement et il n’y avait plus non plus moyen de se garer devant le commerce pendant tout un moment.

En plus de cela, il nous a confié qu’il n’aimait pas rester trop longtemps à la même place.

Ce sont les deux grosses raisons qui l’ont décidé à remettre son commerce. Mais le bâtiment lui appartient et il vit toujours juste au-dessus de la librairie/presse.

 

Pour vous, ce métier de libraire/presse c’était l’occasion de rester dans le village…

Laetitia Jacques : Tout à fait ! J’ai travaillé quelque temps dans la boulangerie juste à côté, donc les gens du quartier me connaissent déjà un peu.

En plus de cela, j’ai commencé par suivre une formation durant deux mois dans la librairie/presse. C’était l’occasion de me familiariser avec le fonctionnement de la presse, les clients, la gestion des stocks, etc.

C’est évidemment une préparation indispensable avant de reprendre un tel commerce. Surtout quand vous voyez qu’il y a des fournisseurs différents pour la confiserie, les paris sportifs, la presse ou encore la papeterie.

 

Est-ce que la réalité du métier correspond avec ce que vous attendiez ?

Laetitia Jacques : Je pense que vous pouvez faire toutes les formations que vous voulez et vous renseigner autant que possible, vous n’êtes jamais totalement prête quand vous devez reprendre un commerce seule.

Lors de la reprise concrète, c’est beaucoup de stress, car il faut attraper le rythme et s’y faire. Maintenant c’est aussi une question d’habitude. Cela fait désormais un mois et demi que j’ai repris (ndlr : au moment de l’interview) et j’ai trouvé mes marques. Mais il y a encore des choses que j’apprends et cela sera sûrement encore le cas pendant un petit temps.

 

Avez-vous lancé des produits particuliers depuis que vous avez repris votre librairie/ presse ?

Laetitia Jacques : Non, à l’heure actuelle nous n’avons pas encore eu le temps de développer certains produits. Nous avons repris tout le stock précédent et allons devoir faire un peu de tri.

Dans un premier temps, nous allons surtout analyser quels produits fonctionnent bien et lesquels ne marchent pas ou pas bien. Quand nous avons repris la librairie/presse, mon mari était un peu sceptique par rapport à la grande quantité d’articles de papeterie. Mais au final, nous avons pu nous apercevoir que c’était un produit qui tournait vraiment bien et au vu des marges, c’est une très bonne nouvelle.

À propos de la papeterie, nous soupçonnions quelques vols donc nous avons décidé de réorganiser un peu la disposition du magasin en mettant les bornes de paris sportifs dans le fond et en ramenant une partie de la papeterie en face du comptoir. Nous avons aussi déplacé les e-cigarettes pour les mettre dans un lieu plus sécurisé à notre sens.

Dans les semaines à venir, nous allons vraiment prendre le temps de voir ce que chaque produit nous rapporte par rapport à ce qu’il coûte et le passage qu’il draine dans la librairie/presse. Par exemple nous avons les colis UPS, mais une grosse majorité des clients de ce produit n’achètent rien d’autre. Ils entrent, vont directement au comptoir pour prendre leur colis puis ressortent du magasin. Nous attendons un peu de voir si cela change, mais la situation actuelle pour ce service n’est pas terrible.

 

Quels sont vos grands projets pour le futur de votre magasin ?

Laetitia Jacques : Il y a tout d’abord des projets de développer certaines marchandises que nous ne proposons pas encore aujourd’hui.

Dans un futur proche, nous aimerions proposer des petites écharpes, des foulards ou encore des bijoux. Au milieu de la librairie/ presse, nous avons un présentoir avec des articles cadeaux dont certains sont là depuis plusieurs mois, voire plusieurs années ! C’est de l’espace gâché à notre sens, donc nous prévoyons de remplacer la marchandise pour avoir quelque chose de plus attractif.

D’un autre côté, nous avons un projet un peu plus gros et qui va bientôt se réaliser à propos des paris sportifs. Nous avons donc trois bornes dans le fond du magasin et nous prévoyons d’ouvrir à l’arrière du commerce, car nous avons des fenêtres dans le mur qui sont actuellement cachées derrière les étagères.

L’idée sera d’avoir un coin paris sportif avec une machine à café et un mange debout. Ils permettront aux joueurs de parier tranquillement dans leur coin, sans pour autant gêner le passage des autres clients dans le commerce. L’idée du café date de l’époque à laquelle je travaillais dans la boulangerie. On m’avait alors demandé si nous vendions du café à emporter. Pour le moment, aucun des commerçants à proximité de notre librairie/presse n’en vend, donc ce produit pourrait être une très bonne idée.

Et puisque nous parlions de colis un peu plus tôt, plusieurs de nos clients nous ont déjà demandé si nous allions ouvrir un point poste. Actuellement, il en existe un à quelques kilomètres de notre commerce, mais il n’est ouvert que de 14h15 à 17h certains jours de la semaine. Donc pour les gens qui travaillent, c’est impossible de s’y rendre.

Nous y réfléchissons donc, mais il faut voir s’il serait rentable et surtout si nous parviendrons à avoir l’autorisation de bpost pour l’ouvrir.

Enfin, nous sommes dans une région avec pas mal de touristes. C’est notamment pour cela que nous proposons des cartes Michelin ou avec les sentiers de randonnée. Je pense qu’il y a là un certain potentiel de produits à développer. Donc comme vous le voyez, la librairie/presse va pas mal bouger pendant un certain temps !

 

Dès que vous avez repris la librairie/presse, vous êtes devenue membre chez Prodipresse, pourquoi ce choix ?

Laetitia Jacques : Pour être tout à fait honnête, c’est le libraire/presse précédent qui nous a parlé de Prodipresse en disant qu’il avait été membre et que cette organisation pourrait nous aider, notamment au début si nous avions des questions.

Nous avons donc décidé de cotiser et David est déjà venu à plusieurs reprises dans notre point de vente pour voir si tout se passait bien, ainsi que pour nous aider. Il y a des choses que nous savons régler nous-mêmes, c’est vraiment important de savoir que vous pouvez compter sur de l’aide en cas de besoin.

 

Conseilleriez-vous à vos collègues d’aller sur le groupe Facebook « Prodipresse Pro » ?

Laetitia Jacques : Sans hésiter ! Je n’ai pas tout de suite eu le réflexe de m’inscrire dessus, mais depuis que j’ai fait la demande pour le rejoindre, je comprends totalement l’intérêt d’être dessus.

Au quotidien, cela représente un gain de temps réel. Par exemple lorsque l’on cherche un visuel de revue à renvoyer avec les invendus, ou lorsque l’on a une question à poser sur tel produit, telle législation, tel contact de représentant.

C’est toujours très chouette de voir des autres libraires/presse prendre le temps de vous répondre et de vous aider alors qu’ils ne vous connaissent pas au départ.

 

Avez-vous une petite anecdote pour conclure ?

Laetitia Jacques : Au début, lorsque j’étais en apprentissage dans la librairie/ presse et que l’ancien propriétaire me présentait, un client est venu me voir et m’a demandé très sérieusement : « Mais vous avez fait vos études en librairie au moins ? »

Sur le coup cela m’a fait rire et j’ai pris le temps de lui expliquer qu’il n’y avait pas « d’étude de libraire ». En tout cas, pas à l’heure actuelle !

 

Zoom libraire réalisé par Colin Charlier pour le Prodipresse Magazine n°85 (Janvier/Février 2019).